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Le sénat américain désavoue le president Bush | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le rapport du Sénat a été publié hier soir par la commission des renseignements dans le cadre de l’enquête parlementaire sur les justifications apportées par l’Administration Bush à l’invasion de l’Irak en 2003. Le rapport du sénat s’appuie sur un rapport de la CIA resté jusqu’à présent secret dans lequel l’agence américaine de renseignements concluait que Saddam Hussein n’avait jamais eu de liens avec Al-Qaida. Dans son rapport de 400 pages, la commission sénatoriale des renseignements écrit notamment, et je cite : “Saddam Hussein se méfiait d’Al Qaida et considérait les extrémistes islamistes comme une menace pour son régime, et il a donc refusé toutes les offres d’Al-Qaida relatives à un soutien matériel ou opérationnel”. Le rapport du Sénat contredit l’un des arguments essentiels avancés depuis 2002 par George Bush et les membres de son gouvernement pour justifier le renversement de Saddam Hussein. Le mois dernier encore, au cours de sa conférence de presse du 21 aout, le président américain a maintenu que Saddam Hussein avait eu des liens avec Abou Moussab Al-Zarqawi, le chef d’Al-Qaida en Irak. En brandissant le rapport du Sénat, l’opposition démocrate accuse George Bush, mais aussi le vice-président Dick Cheney, la Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice et le ministre de la Défense Donald Rumsfeld d’avoir manipulé l’opinion pour la pousser à accepter l’idée d’une invasion de l’Irak. “L’Administration Bush a exploité le profond sentiment d’insécurité que les américains ont éprouvé juste après les attentats du 11 septembre 2001”, dénonce ainsi le sénateur Rockfeller, membre de la commission des renseignements. Les américains ont longtemps adhéré à la théorie avancé par l’Administration depuis quelques mois, un doute se dessine au sein de l’opinion améicaine, si bien que dans les sondages publié depuis le mois dernier, une légère majorité d’américains, --- autour de 51%---, pensent désormais que la guerre en Irak n’a rien à voir avec la guerre contre Al-Qaida. A la Mainson Blanche , le porte-parole Tony Snow essaie de minimier la portée du rapport du Sénat. “Il n’y a rien de nouveau dans ce rapport”, déclare ainsi Tony Snow, en affirmant qu’en 2003, c’est sur la base des mêmes informations qui étaient à la disposition de l’exécutif que les élus démocrates et républicains du Congrès ont plébiscité l’invasion de l’Irak. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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