06 Août, 2006 - Heure de publication 03:55 GMT
CENTRAFRIQUE
Le procès d'Ange-Félix Patassé s'ouvrira le 29 août à Bangui.
L'ancien président centrafricain, renversé en mars 2003 et exilé au Togo, est accusé de détournement de fonds publics.
Il sera jugé par contumace par la Cour criminelle de Centrafrique.
Quatre de ses ex-collaborateurs seront également jugés : son ancien ministre délégué aux Finances, Lazare Doukoula, et trois de ses anciens conseillers, Michel Banguet-Tandet, Louis Sanchez et Simon Kouloumba.
Seul ce dernier, incarcéré depuis la chute du régime Patassé, sera présent dans le box.
Les quatre autres accusés, "en fuite et hors du territoire national", seront jugés par contumace, selon la Cour d'appel qui leur a donné dix jours pour se présenter devant la justice.
Ange-Félix Patassé et ses co-accusés devaient initialement être jugés en décembre 2004, mais la Cour criminelle avait renvoyé le procès en l'attente d'une décision de la Cour de Cassation, saisie par Simon Kouloumba sur un volet de l'affaire.
La Cour de Cassation a confirmé en avril dernier le renvoi des accusés devant la Cour criminelle pour y répondre des crimes économiques qui leur sont reprochés.
Elle a en outre confié à la Cour pénale internationale (CPI), saisie d'une plainte déposée en février 2003 par la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), puis par l'Etat centrafricain après son départ du pouvoir, le soin de juger Ange-Félix Patassé pour "crimes de guerre".
PROCHE-ORIENT
Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait adopter très prochainement une résolution sur un cessez-le-feu au Liban.
La France et les Etats Unis ont en effet annoncé être parvenus à un accord sur un projet de résolution et un vote pourrait intervenir rapidement pour adopter un texte dont l'objectif est de mettre fin à plus de trois semaines de guerre entre Israël et le Hezbollah libanais.
Cependant le gouvernement libanais a rejeté le projet de résolution estimant qu'il ne permettait pas une fin des hostilités ; il a demandé que le texte soit modifié.
Selon Beyrouth, le projet franco-américain ignore certaines demandes libanaises et contient des clauses qui n'ont pas son aval.
Il s'agit notamment de la question des fermes de Chebaa, ce territoire conquis par Israël sur la Syrie depuis 1967 et situé aux confins du Liban, de la Syrie et de l'Etat hébreu mais revendiqué par Beyrouth.
Le projet de résolution prévoit par ailleurs le "déploiement d'une force internationale au Liban" alors que le Liban veut un simple renforcement de la Finul, la Force intérimaire de l'Onu au Liban.
De leur côté, les dirigeants du Hezbollah ont d'ores et déjà prévenu cette semaine qu'ils rejetteraient tout cessez-le-feu qui laisserait des soldats israéliens à l'intérieur du Liban.
Sur le terrain les combats se sont intensifiés, avec de nouveaux raids de l'armée israélienne dans le sud du liban et des tirs de roquettes de plus en plus en profondeur sur le territoire israélien du Hezbollah.