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Dernière mise à jour: 06 Février, 2009 - Heure de publication 21:08 GMT
 
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Londres arrête l'enquête sur l'Anglo Leasing
 
Le SFO (Serious Fraud Office), la brigade anti fraude britannique a mis fin aux investigations dans le scandale de la société fictive Anglo Leasing Finance, l'un des plus grands scandales au Kenya.
Le dirigeant kenyan
le président Kibaki avait campagne sur la lutte contre la corruption avant son élection

Le SFO affirme que les autorités kenyanes n'ont pas fourni les preuves pour juger dans un procès les suspects.

Ce dernier développement, selon les correspondants, entame la crédibilité du programme de lutte contre la corruption au Kenya.

Mais le ministre de la Justice kenyan a déclaré à la BBC que les lois britanniques sont favorables aux personnes mêlées à des activités de corruption.

"C'est vraiment dommage mais je sais que les lois dans votre pays sont en réalité favorables à ceux qui déposent leur argent dans des comptes bancaires. Mais cela n'excuse pas nos insuffisances", a dit Martha Karua.

La brigade anti-fraude avait commencé d'enquêter en juillet 2007 sur des comptes de non résidents dans les paradis fiscaux de Jersey et Guernsey.

Ils ont été utilisé pour transférer plus de 30 millions de dollars à une société Apex Finance entre avril 2002 et février 2004.

Des contrats d'un montant de 100 millions de dollars avaient été conclus sur la mise en place d'un nouveau système de passeports, l'achat de bateaux pour la marine et de laboratoires d'analyses médico-légales.

Ces équipements et services n'ont jamais été livrés.

"L'enquête dans cette affaire nécessitait une collaboration juridique du gouvernement kenyan. Le directeur du SFO a donc décidé de mettre fin à l'enquête étant donné qu'aucune inculpation n'aurait été possible sans preuves fournies par le Kenya", peut-on lire dans un communiqué destiné aux media.

Cependant le communiqué souligne que si Nairobi fournissait un jour ces preuves, alors le SFO pourrait envisager de rouvrir la procédure.

Règne de l'impunité

Mwalimu Mati, le directeur de l'observatoire anti-corruption, Mars Group Kenya, estime que la décision du SFO constitue un grave recul.

"Cela confirme que nous vivons dans un système d'impunité. Tout dépend combien vous volez et si vous avez des accointances politiques; alors vous n'avez pas à redoutez qu"on vous poursuive", a-t-il affirmé lors d'un entretien accordé à au programme Network de la BBC.

Il accuse le gouvernement d'avoir fait traîner les choses en longueur pour ensuite étouffer l'affaire.

"Il est clair maintenant que le gouvernement n'a aucune envie de combattre la corruption et que chaque on apprend de nouveaux scandales", soutient-il.

Le président Mwaï Kibaki avait fait campagne sur le thème de la lutte contre la corruption mais son gouvernement n'a jamais engagé de procés contre ceux qui ont été mêlés à des scandales dont le plus notoire est l'Ango Leasing Finance.

Un ancien conseiller auprès de la présidence, chargé de la lutte contre la corruption, John Githongo, avait mis en cause plusieurs ministres dans des affaires douteuses, qui ont coûté des millions de dollars à l'Etat.
John Githongo, aujourd'hui réfugié en Angleterre

Mr Githongo, qui a reçu des menaces de mort, est aujourd'hui réfugiés au Royaume-uni.

Une enquête du SFO, sur des accusations de pots-de-vin impliquant BAe Systems dans un contrat de ventes d'armes à l'Arabie Séoudite, a été également stoppée sur ordre du Premier ministre de l'époque, Tony Blair, pour des raisons de sécurité nationale.

 
 
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