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Dernière mise à jour: 19 Janvier, 2008 - Heure de publication 17:44 GMT
 
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Le Ghana, un pays en effervescence
 

 
 
Marchands
Rouge, or, et vert: un drapeau, qui apparaît partout

En ce moment, il est difficile de circuler à Accra, la capitale ghanéenne, sans se voir proposer des articles de toute sorte à la gloire des Black Stars.

Vous êtes pris dans un embouteillage? On se précipite vers votre voiture pour vous vendre des sifflets, des tee-shirts, des casquettes de baseball, des petites trompettes en plastique. Même (pour environ 5 dollars, soit 2000 francs cfa) des perruques de nylon rouge, or, et vert - le drapeau ghanéen.

L'esprit d'entreprise est florissant, donc, et appuie l'équipe à fond.

Mais Dieu lui-même se voit sollicité.

Prières

Le weekend dernier, des prières spéciales étaint dites dans de nombreuses églises d'Accra, les pasteurs déclamant: "O Jésus, aidez nos Black Stars à remporter cette coupe. O Dieu, quand notre défense se trouvera mise à l'épreuve, que le drapeau du juge de touche soit hissé vers les sommets. Alléluia! Amen".

Stade
Tout est fin prêt pour le jour J

Et au moins une de ces églises d'Accra, celle de Spintex Road, a invité tous ses fidèles à rester dans les locaux après le culte pour voir le match d'ouverture contre la Guinée sur un écran géant, et pour voir si leurs prières ont été exaucées.

Il sera en tout cas bien plus facile de suivre le match dans l'église que dans le stade même, les tickets d'entrée étant aussi rares que les flocons de neige.

A Accra, les tickets, dont le prix officiel est de 4 dollars (environ 1800 francs cfa) se vendent maintenant 120 dollars (près de 54 000 francs cfa).

Concurrence impitoyable

Mais il n'y a pas que les souvenirs ou les tickets qui se vendent bien.

Fan
Les fans sont en délire

A Takoradi, ville côtière à l'ouest de la capitale, ce sont les prostituées qui se livrent une concurrence impitoyable. Les Ghanéennes ont déjà averti leurs rivales nigérianes et ivoiriennes de ne pas empiéter sur leur terrain de chasse.

A Accra, ces dames ont révisé leurs prix à la hausse pour la durée de la CAN. "Que voulez-vous?" expliquent-elles, "il faut bien acheter des nouvelles robes et des nouvelles chaussures."

Les autorités réagissent de façon réaliste et louable: la Commission ghanéenne de lutte contre le Sida annonce qu'elle distribuera gratuitement des préservatifs dans les hôtels. Mais un responsable avertit que "cela ne doit pas encourager nos femmes à pendre les hôtels d'assaut à la recherche de clients".

Mais si les milieux officiels sont conscients des dangers de cette maladie infectieuse, il est une autre fièvre contre laquelle personne n'a trouvé -ou ne cherche- de remède. C'est la fièvre du foot. Et la contagion a maintenant gagné le pays tout entier.

 
 
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