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Dernière mise à jour: 24 Août, 2007 - Heure de publication 12:42 GMT
 
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L'OMS met en garde contre les risques d'épidémie
 
Un moustique
Les moustiques véhiculent des maladies comme le paludisme
De nouvelles maladies mortelles font leur apparition à travers le monde à un rythme plus soutenu que jamais, selon l'Organisation mondiale de la santé. Dans un rapport intitulé "Un Avenir plus sûr", des experts mettent en lumière les maladies qui menacent notre santé au 21ème siecle. Mais quelles sont-elles?

LES NOUVELLES MALADIES

L'un des principaux défis que les autorités sanitaires à travers le monde doivent relever, ce sont de nouvelles maladies mortelles.

Un nombre croissant de personnes voyagent en avion et des animaux vivants sont vendus à travers le monde, ce qui signifie qu'un virus peut se propager sur différents continents en l'espace de quelques mois.

Le SRAS

En 2003, le virus du SRAS a provoqué une panique sans précédent: Une maladie contagieuse, dont les premiers symptômes n'apparaissent qu'une semaine après avoir contracté la maladie, et avec un taux de mortalite élevé - un cocktail potentiellement explosif.

L'un des premiers cas répertoriés, un Pékinois de 72 ans, a voyagé en avion au moins une fois avant que les symptômes ne se manifestent.

On pense qu'il a infecté 22 personnes pendant son voyage, ce qui a rendu la tâche difficile pour les experts qui tentaient de retrouver les porteurs du virus et de les mettre en quarantaine.

De nouveaux cas ont été enregistrés à Hong Kong, en Chine et au Canada.

Heureusement, le SRAS s'est révélé être moins infectieux qu'on l'a d'abord cru, et la propagation du virus a été stoppée en quelques mois, mais il a tué plusieurs centaines de personnes.

La grippe pandémique

Les chercheurs estiment qu'une épidémie de grippe pandémique - une nouvelle souche transmise de l'animal à l'homme - pourrait poser une menace bien plus grande, et les gouvernements à travers le monde ont été encouragés à se préparer à y faire face.

La grippe qui sévit en hiver dans l'hémisphère nord peut être mortelle, mais en général seulement pour les personnes affaiblies par l'âge ou par d'autres maladies.

Mais une toute nouvelle souche de grippe pandémique pourrait être bien plus virulente parce que les humains n'ont pas de résistance contre elle.

Ces dernières années, l'accent a été mis sur le virus H5N1 - la grippe aviaire - qui peut infecter, et tuer, des humains, mais seulement ceux qui sont en contact régulier avec de la volaille infectée.

Actuellement, le virus ne peut pas être transmis entre humains, mais des chercheurs craignent une mutation du virus qui lui permettrait de le faire.

Si le H5N1, ou n'importe quelle autre souche du virus de la grippe aviaire est capable de le faire, même avec un faible taux de mortalité en comparaison avec le SARS, le bilan risque de se monter à au moins des centaines de milliers de morts, sinon des millions.

Fièvres hémorragiques

Dans les années 90, ces fièvres étaient des maladies cauchemardesques qui, selon certains, étaient capables de se propager comme des feux de brousse en raison de la généralisation des déplacements en avion.

Des virus comme ceux de Marburg et d'Ebola présentent des taux de mortalité parmi les plus élevés, et peuvent tuer en l'espace de quelques jours.

L'Afrique tropicale est le milieu le plus propice aux fièvres hémorragiques - les malades ont une forte température, de la diarrhée et de graves saignements - et elles sont très contagieuses.

Au 21ème siècle, une épidémie en Angola a fait plus de 200 morts, soit neuf malades sur 10.

L'OMS estime qu'il n'a pas été possible de l'endiguer rapidement en raison de la longue guerre civile en Angola et de ses répercussions sur les systèmes de santé et de transport.

De façon ironique, c'est la nature rapide et mortelle de ces infections qui offre une certaine protection au reste du monde, etant donné que les personnes infectées sont vite trop malades pour voyager.

LA RESURGENCE DE MALADIES ANCIENNES

Ce n'est pas seulement la menace de nouvelles maladies qui préoccupe l'OMS. Un grand nombre des maladies les mieux connues au monde font un retour en force.

Le paludisme

Un million de personnes meurent du paludisme chaque année dans le monde, et l'OMS estime que trop peu de fonds sont affectés à la lutte contre la maladie.

Cela signifie que le paludisme fait son apparition dans de nouvelles zones, ou qu'il est à nouveau présent dans des régions où on pensait qu'il avait disparu.

Dans les années 60, l'utilisation d'insecticides pour empêcher les moustiques de propager la maladie a fait que, hors Afrique sub-saharienne, elle n'était plus considérée comme une menace pour la santé publique.

Mais ceci a conduit à des investissements moindres dans la lutte contre le paludisme.

En plus, le parasite qui provoque la maladie devient plus résistant à certains des traitements les plus communs.

Le choléra

Le choléra a fait son retour au cours des 25 dernières années, selon l'OMS qui souhaite que de nouveaux efforts soient faits pour le maîtriser.

La guerre, les conflits et les catastrophes naturelles jouent un rôle dans ce retour, etant donné qu'une mauvaise hygiène et un manque d'accès à l'eau potable sont les principales causes d'épidémie.

Après le génocide au Rwanda en 1994, quelque 800 000 personnes se sont réfugiées dans des camps près de la ville de Goma, en République démocratique du Congo.

Dans le mois qui a suivi leur arrivée, 50 000 personnes sont mortes de choléra et de dissenterie, le virus Vibrio cholerae ayant contaminé le Lac Kivu, la seule source d'eau potable.

L'OMS affirme qu'en raison de l'urbanisation croissante dans de nombreux pays, des milliers de personnes vivent dans des conditions insalubres aux abords des grandes villes, ce qui encourage la propagation du choléra.

La tuberculose

La tuberculose, l'une des maladies, avec le Sida, qui tuent le plus, fait environ 1,5 millions de morts dans le monde chaque année.

Des thérapies antibiotiques existent bien, mais de nombreux malades n'y ont pas accès.

Une des préoccupations de l'OMS, c'est la résistance croissante à ces antibiotiques de la bactérie qui provoque la tuberculose.

 
 
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