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Excision : L'OMS fait état de risques à l'accouchement | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Dans son rapport, publié à l’issue d’une enquête sur la pratique, l’OMS explique que les femmes qui ont subi l’excision ont de fortes chances d’accoucher par césarienne et le taux de mortalité est 50% plus élevé chez leurs enfants. L’étude de l’OMS, qui a été publiée dans la très sérieuse revue médicale, "The Lancet", concerne plus de 28.000 femmes dans 6 pays de l’Afrique au sud du Sahara : le Burkina Faso, le Ghana, le Kenya, le Nigeria le Sénégal et le Soudan. Les mutilations génitales féminines sont une pratique courante dans certaines régions d’Afrique, encouragées par des croyances et coutumes qui considèrent qu’elles protègent l’honneur des filles. "Torture injustifiable" Ce rapport est le premier du genre à faire un examen aussi approfondi sur les conséquences à long terme de l’excision. L'OMS estime que rien ne peut justifier cette torture du corps des fillettes et lance un appelle pour mettre fin à toutes ses formes, même celles effectuées par le personnel médical.
Joy Phumaphi, directrice générale adjointe de l'OMS, pour la santé familiale et communautaire, a souligné qu’il est hors de question d’accepter une médicalisation des mutilations génitales féminines. Pourtant, le médecin égyptien Munir Falsi, affirme que les types 1 et 2 (voire encadré) de mutilations génitales ne sont ni cruels ni dangereux. Il soutient que ces formes d'excision ne posent aucune sorte de problème ni pendant la grossesse ni lors de l’accouchement. Il précise en outre que 90% des femmes égyptiennes sont excisées. Selon le professeur Munir Falsi, la plupart des complications sont liées du type 3. Des millions d'excisées Le rapport de l’OMS estime que plus la mutilation est importante plus les risques sont sérieux, mais l'organisation souligne que toutes les formes sont dangereuses. Selon les auteurs de l’enquête de l’OMS, le risque de césarienne est 30% plus élevé pour les femmes qui ont été excisées. Par ailleurs, elles ont 66% de chance de donner naissance à un bébé qui aura besoin de soins intensifs pendant que 55% d’entre elles risquent de perdre leurs enfants avant ou après l'accouchement. Joy Phumaphi de l’OMS a indiqué que cette étude apporte, pour la première fois, la preuve que les femmes excisées sont davantage exposées à des complications lors de l'accouchement. Selon l’OMS, de nombreux pays africains ont adopté des lois pour lutter contre l’excision mais l'application de ces textes rencontre des problèmes sur le terrain. Les mutilations génitales féminines sont pratiquées dans 28 pays, principalement en Afrique sub-saharienne, aussi bien dans les communautés musulmanes que chrétiennes. L’OMS ne fournit pas de chiffres sur le nombre de morts provoquées par l’excision mais le docteur Heli Batchiya a déclaré à la BBC que la pratique touche chaque année 3 million de fillettes. Au total, plus de 100 millions de femmes en ont été victimes dans le monde. La situation varie fortement d’un pays à l’autre : de 20% de filles au Sénégal à 90% au Soudan. Mais selon l'OMS, même au Sénégal, le taux peut atteindre 100% dans certaines zones, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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