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Dernière mise à jour: 04 Novembre, 2005 - Heure de publication 04:24 GMT
 
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L'ONU multiplie les initiatives de paix en RDC
 
Ignace Murwanashyaka
Le leader de la rebellion rwandaise, Ignace Murwanashyaka, visé par les sanctions des Nations unies
Après avoir décidé de prendre des sanctions contre plusieurs personnalités considérées comme une entrave au processus de paix en RDC, le Conseil de sécurité envoie une mission dans la région des Grands lacs, pour y évaluer la situation sur les plans politique et humanitaire.

Les Nations unies semblent avoir décidé de renforcer leur rôle dans la recherche d'une solution à l'instabilité dans la région des Grands Lacs, et notamment en République démocratique du Congo, considérée comme le noeud gordien de la crise régionale.

Plusieurs rebelles visés

Premier acte significatif posé cette semaine par le conseil de sécurité : une série de sanctions ont été prises à l'encontre de plusieurs miliciens, militaires, et hommes d'affaires opérant en République démocratique du Congo, ainsi qu'à l'encontre des rebelles hutus rwandais.

Ces sanctions prévoient un gel immédiat des avoirs des personnes visées, de même qu'une interdiction de voyager.

Le Conseil a ainsi demandé aux Etats de prendre "les mesures nécessaires pour empêcher l'entrée ou le passage en transit sur leur territoire" de ces personnes, notamment suspectées de violer l'embargo sur les armes, imposé aux provinces de l'est de la RDC en mars 2004 et étendu à l'ensemble du pays en avril 2005.

Ces mesures, individuelles, visent notamment Jérôme Kakwavu,
Germain Katanga, Thomas Lubanga, Bosco Taganda, Yves Khawa Mandro et
Floribert Njabu, des chefs miliciens d'Ituri, un district du nord-est de la RDC en proie à des violences récurrentes.

LES PERSONNES VISEES PAR LES SANCTIONS DE L'ONU

Ignace Murwanashyaka, le leader des FDLR
Sylvestre Mudacumura, commandant rebelle rwandais
Laurent Nkunda, dissident de l'armée congolaise
Jules Mutebusi, dissident de l'armée congolaise
Jerome Kakwavu, milicien opérant dans l'Ituri
Thomas Lubanga, milicien opérant dans l'Ituri
Floribert Njabu, milicien opérant dans l'Ituri
Tous ces chefs miliciens, à l'exception de Bosco Taganda, ont été arrêtés au printemps 2005 et sont actuellement en détention.

Les sanctions visent aussi Laurent Nkunda et Jules Mutebusi, deux officiers congolais déchus et visés par un mandat d'arrêt international pour "crimes contre l'humanité".

Le général Nkunda se trouverait actuellement au Nord-Kivu (est de la RDC), tandis que le colonel Mutebusi serait à Kigali.

Par ailleurs, sont aussi concernés par ces sanctions, le président des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Ignace Murwanashyaka, qui réside en Allemagne, et le commandant militaire des FDLR, le général Sylvestre Mudacumura, qui vit dans le Nord-Kivu.

L'armée congolaise et les forces de l'ONU essaient de restaurer la stabilité en RDC, dans la perspective des élections de l'année prochaine
Opération de nettoyage

Ces mesures s'ajoutent à l'opération de stabilisation lancée cette semaine dans le parc des Virunga par les forces congolaises, appuyées par 800 Casques Bleus des Nations unies.

Cette opération devrait entrer dans les prochains jours dans une "phase de consolidation" devant permettre le déploiement permanent de près de 800 soldats congolais dans le parc.

Les rebelles hutus rwandais, réfugiés depuis 1994 dans les forêts de l'est congolais, se livrent régulièrement à des pillages et violences contre les populations locales, souvent avec la complicité de miliciens locaux.

La présence en RDC de ces rebelles, accusés par Kigali d'avoir activement participé au génocide rwandais, est considérée par la communauté internationale comme une menace pour la paix dans la région des Grands lacs.

Mission de consolidation

Comme pour montrer sa détermination à s'impliquer fortement dans la recherche de la paix dans la région, le Conseil de sécurité de l'Onu a décidé d'y envoyer une mission pour marquer la nécessité d'un succès, d'ici à juin 2006, de la transition congolaise, sous peine de voir remis en cause tous les acquis de la région en matière de stabilisation.

Selon le chef de la mission onusienne, l'ambassadeur de France auprès des Nations unies, Jean-Marc de la Sablière, la mission a pour but de signifier aux autorités congolaises que les élections en RDC doivent avoir lieu dans les délais prévus, soit avant le 30 juin 2006.

La mission devrait également séjourner au Burundi, où l'ONU va évaluer l'appui qu'elle pourrait apporter aux autorités de Bujumbura, pour soutenir le processus de paix dans ce pays.

 
 
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