OMS : “ne pas sous-estimer Ebola”

  • 15 août 2014
Selon l'OMS, des "mesures extraordinaires" s'imposent pour lutter contre l'épidémie

L'ampleur de l'épidémie d'Ebola semble être "largement sous-estimée", a conclu l'agence de santé de l'ONU, ajoutant que la maladie a atteint un nouveau seuil, soit 1 069 décès depuis février.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré dans un communiqué que son personnel est certain que le nombre de cas et de décès ne reflètent pas l'ampleur de la crise et que des "mesures extraordinaires" s’imposent.

L’épidémie devrait continuer pour "un certain temps" ont-ils ajouté.

L’OMS a toutefois déclaré que le risque de transmission du virus Ebola lors de voyages en avion est faible et que la maladie ne se propage pas dans les airs.

En conséquence, Kenya Airways a rejeté jeudi la pression de suspendre ses vols vers les états touchés de l'Afrique de l'Ouest.

Conséquences économiques et budgétaires

Par ailleurs, l'agence de notation internationale Moody a déclaré que l'épidémie la plus meurtrière au monde à ce jour peut avoir des conséquences économiques importantes sur les pays touchés, car outre l’augmentation des dépenses de santé liées à Ebola, les perturbations commerciales et de transport devraient durer au moins un mois.

Par ailleurs, ces pays sont fortement dépendants du secteur minier et de filières telles que l’hévéa (caoutchouc). Si les pays voisins interrompent leurs importations, ces pays pourraient voir leur croissance diminuer. C’est d’ailleurs ce que prévoient la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) dans une première évaluation.

L'épidémie a commencé en Guinée en février et s'est depuis propagé au Libéria, en Sierra Leone et au Nigeria.