Vers un embargo sur les armes à Juba ?

La communauté  internationale s'oriente vers "un ultimatum final" à l'encontre des belligérants
La communauté internationale s'oriente vers "un ultimatum final" à l'encontre des belligérants.

Les principaux belligérants du conflit sud soudanais devraient être sanctionnés et soumis à un embargo sur les armes, selon l’ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, qui rapporte « des actes d'une extraordinaire cruauté ».

"L'ampleur et la gravité des violences justifient aussi des sanctions ciblées contre des individus responsables de sérieuses violations des lois internationales", estime HRW dans un rapport réalisé sur la base de 400 entretiens.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont déjà infligé des sanctions à trois commandants supérieurs de l'armée du gouvernement et de l'opposition.

Des milliers de personnes ont été tuées et plus d’ 1,5 millions ont fui les huit derniers mois de conflit dans le plus jeune pays au monde.

Les associations humanitaires mettent en garde contre le risque de famine dans les semaines à venir si les combats se poursuivent.

Le conflit, qui a éclaté en Décembre dernier, est né d’une lutte de pouvoir entre l’armée du président Salva Kiir de la communauté dinka, et une rébellion Nuer menée par son ancien vice-président, Riek Machar.

Des négociations officielles sous l'égide de l'organisation est-africaine Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement) qui sert de médiation dans le conflit, ont repris lundi en Ethiopie mais les chefs des forces belligérantes se sont à peine rencontrés.

En vertu d'un accord signé le 10 juin, les deux camps ont jusqu'au 10 août pour former un gouvernement de transition.