Contre l'Ebola, toute une bataille (galerie)

1 juillet 2014 Dernière mise à jour à 13:53 GMT

L'OMS préconise des « mesures drastiques » pour contenir l'épidémie d'Ebola qui a déjà tué près de 400 personnes en Afrique de l'Ouest.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé un appel pour des « mesures drastiques » en vue de contenir l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. L'épidémie y a déjà tué près de 400 personnes, et elle est la pire jamais enregistrée, en termes de cas, de décès et de propagation géographique.
Guékédou, sud de la Guinée, a été le berceau de l'épidémie
La Guinée, à elle seule, a enregistré plus de 600 cas de fiévre Ebola. C'est en Guinée, notamment à Guékédou dans le sud du pays, que l'épidémie a éclaté en mars dernier. Guékédou est d'habitude un pôle commercial qui attire des vendeurs et acheteurs des pays voisins.
L'ONG Médecins Sans Frontières a déjà averti que l'épidémie d'Ebola échappe à toute maitrise. L'ONG dispose de quelques 300 employés locaux et internationaux oeuvrant en Guinée tout comme en Sierra Leone et au Liberia. D'autres pays de la région sont en alerte au sujet d'une éventuelle propagation de l'épidémie.
La fièvre Ebola est une maladie virale dont les premiers symptômes, selon l'OMS, sont la fièvre soudaine, une intense faiblesse, des douleurs musculaires, une inflammation de la gorge. Ces symptômes peuvent être suivis par des vomissements, la diarrhée, et dans certains cas, un saignement interne et externe.
 Ici, un hygiéniste se dirige vers des patients attendant les résultats de tests sanguins.
Le virus est hautement contagieux et il n'existe pas de curatif connu. Pour cette raison, le personnel médical se recouvre de costumes protecteurs pour éviter toute contamination. Suivant la souche du virus, 90% des personnes atteintes de la fièvre succombent. Ici, un hygiéniste se dirige vers des patients attendant les résultats de tests sanguins.
Des échantillons de sang prélévés sur des malades potentiels.
Les tests en laboratoire permettent de déterminer en quelques heures si un échantillon contient le virus.
Après être exposés au virus dans la zone d'isolation, les revêtements protecteurs sont désinfectés au chlore.
Aussi bien que la gestion de la Clinique, le personnel médical veille à la sensibilisation sur la maladie. Ici à Touloubengo, des matelas sont distribués à cinq familles dont les maisons avaient été désinfectées quelques jours auparavant suite à un décès dans la famille.
Sia Bintou a passé plus de 10 jours dans le centre de traitement. Là-bas, le personnel soignant ne croyait pas qu'elle s'en sortirait, mais elle a fini par guérir de la maladie. Il n'existe pas de curatif contre l'Ebola, mais le personnel soignant s'est employé à doper son organisme en traitant les symptômes.
Sia Bintou était chanceuse, ayant survécu alors que la maladie tue plus souvent qu'elle ne permet de survivre. Ici, la famille de victime Finda Marie Kamano et d'autres membres de la communauté locale portent son deuil, lors de funérailles à son domicile.
La tombe de la malheureuse est marquée d'une jeune plante, une seule plante.