Syrie: encourager l'aide humanitaire

  • 13 janvier 2014
Le ministre russe Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat John Kerry à la fin de la conférence sur la Syrie.
Le ministre russe Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat John Kerry à la fin de la conférence.

Le gouvernement syrien et des groupes rebelles seraient prêts d'accepter localement une cessation des violences pour permettre l'acheminement d'une aide humanitaire.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a discuté avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, de la possibilité d'encourager localement des cessez-le-feu, en commençant par Alepp, la deuxième ville du pays.

Les mouvements rebelles qui sont soutenus par Washington, sont d'accord si le gouvernement s'engage à respecter une cessation partielle des violences, assuré M. Kerry lors d'une conférence de presse à Paris.

Mais il est peu probable que les groupes islamistes dont certains combattent et les forces gouvernementales et des groupes rebelles, qui sont aidés par les Occidentaux et des Etats du Golfe, acceptent la proposition.

A neuf jour d'une conférence de paix sur la Syrie en Suisse, les diplomates s'efforcent de convaincre les protagonistes au conflit de se mettre d'accord sur un certain nombre de mesures pour établir un climat de confiance.

Sergueï Lavrov a indiqué pour sa part que le gouvernement syrien pourrait favoriser le passage de convois humanitaires dans des zones où la population civile est bloquée par les combats.

Il a cité en particulier Ghouta, une banlieue de Damas, où 160 000 personnes sont prises au piège, selon les Nations unies.

Enfin Kerry et Lavrov ont aussi évoqué la possibilité d'échanges de prisonniers.

Mais les Etats-Unis et la Russie restent divisés sur l'opportunité d'inviter l'Iran, qui soutient le régime de Damais, à la conférence de Montreux, sur le bord du lac de Genève le 22 janvier.