“Attaques terroristes” en RDC

  • 30 décembre 2013
Les forces de sécurité congolaises sécurisant une rue près de la RTNC, lundi 30 décembre 2013.

Les force de sécurité de RDC ont repoussé plusieurs attaques dans la capitale Kinshasa, menées par “un groupe terroriste inconnu”, a indiqué le gouvernement.

Les attaques ont visé le siège de la Radio-Télévision Nationale Congolaise, l'aéroport international de Ndjiili, et le camp militaire de Tshatshi, près du ministère de la Défense.

Le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a déclaré à la BBC que la situation est à présent sous contrôle, que 46 assaillants ont été tués, ainsi qu'un membre des forces de sécurité.

Dans un message diffusé sur la RTNC, il a estimé que cette "agression" visait à terroriser la population.

La situation est à présent sous contrôle, selon le gouvernement.

"Nous n'avons pas l'impression que les assaillants aient eu un autre objectif - avec un nombre aussi pauvre, avec un armement aussi pauvre - (que) de vouloir semer la panique et la terreur à la veille des célébrations des fêtes de Nouvel an", a-t-il souligné.

Le gouvernement appelle les Kinois à reprendre leurs activités normales, en leur demandant de ne pas s'inquiéter du renforcement des mesures de sécurité, a ajouté M. Mende.

Des tirs ont également été signalés à Lumumbashi, la capitale du Katanga. Selon un porte-parole des FARDC au Katanga, certains assaillants, d’origine inconnue, ont été arrêtés.

Prise d’otages

Scènes de chaos à la RTNC.

Lundi matin, des hommes armés "de machettes et d'armes" à feu ont forcé l'entrée de la RTNC à Kinshasa, selon la police.

Des journalistes ont été pris en otage, et tabassés. Roger Feruzi, journaliste de la RTNC, blessé dans l’incident, a raconté la scène à BBC Afrique: “je m'apprêtais à aller à monter au studio, et on a entendu des coups de feu. Ça tirait de partout. C'était la panique générale. (...) On nous a obligé de nous coucher. Ils voulaient qu’on rallume l’antenne. Ils tapaient sur nous avec des bâtons et des planches. (...) Ils voulaient me tuer”.

La piste Mukungubila?

Le signal de la télévision a été brièvement coupé.

Deux hommes armés sont apparus à l’antenne pour diffuser ce qui ressemblait à un message contre le président Jospeh Kabila, au pouvoir depuis 2001 après l’assassinat de son père Laurent.

“Gideon Mukungubila est venu vous libérer de l’esclavage du Rwanda”, déclarait le message.

Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, “les assaillants se sont présentés comme des partisans de Mukungubila. Nous vérifions, car cela pourrait être une tentative pour nous induire en erreur”.

Gideon Mukungubila, un leader religieux qui se présente comme un prophète, était un candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2006 contre Joseph Kabila.

Il est aussi un critique virulent de l’accord de paix signé ce mois-ci avec la rébellion du M23 dans l’Est de la RDC, accusant le gouvernement d’avoir cédé aux pressions des Tutsis et du Rwanda