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Les autorités d'Abidjan indexées

Dernière mise à jour: 2 décembre, 2013 - 12:39 GMT
Des sodats ivoiriens contrôlant la route menant au Ghana depuis la capitale en septembre 2012.

Des sodats ivoiriens contrôlant la route menant au Ghana depuis la capitale en septembre 2012.

Selon un rapport des Nations unies, les autorités ghanéennes ont déclaré à leurs experts que la Côte d'Ivoire avait envoyé des agents pour tuer ou enlever des partisans de l'ancien président Laurent Gbago.

D'après Accra, de telles missions ont été déjouées par deux fois cette année.

Des assertions qui n'ont pu être vérifiées par les experts.

Toujour d'après le rapport, un ancien partisan de Laurent Gbagbo qui était rentré en Côte d'Ivoire, a disparu.

Les experts onusiens affiment aussi que les autorités ivoiriennes ont soudoyé des mercenaires pro-Gbagbo pour les dissuader de mener des attaques à partir du Liberia.

Plus de 3 000 personnes sont mortes pendant la crise post-électorale provoquée par le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara, fin 2010 à avril 2011.

Environ 300.000 Ivoiriens ont fui le conflit et se sont réfugiés dans les pays voisins.

Cependant 220.000 sont revenus dans le pays depuis, selon le HCR, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies.

Laurent Gbagbo, qui est inculpé de crimes contre l'humanité, est détenu depuis deux ans à La Haye dans l'attente d'être jugé par la Cour pénale internationale.

L'an dernier, plusieurs incursions ont été montées à partir du Liberia pour tenter de déstabiliser le gouvernement.

Sept Casques bleus avaient été tués au cours de l'une d'elle en juin 2012.

Les experts précisent ne pas être en mesure de "vérifier de manière indépendante" les affirmations du gouvernement ghanéen mais ils disent avoir rencontré à Accra plusieurs anciens ministres de Gbagbo qui souhaitent rentrer au pays mais qui "ont peur d'être tués".

En revanche, ils affirment avoir "rassemblé des informations substantielles" sur des paiements effectués, depuis mai, par Abidjan à "d'importants mercenaires libériens" dont Isaac Chegbo, surnommé "Bob Marley", et Augustine "Bush Dog" Vleyee.

Les paiements, effectués par un service dépendant du ministère ivoirien de l'Intérieur, avaient pour but de "recueillir des informations auprès de ces individus et de les dissuader de mener des attaques transfrontalières", précise le rapport.

L'un des mercenaires a indiqué avoir reçu 8.000 dollars et d'autres 2.000 dollars, versés à Abidjan.

Selon les experts de l'ONU, les attaques transfrontalières ont certes diminué en 2013 mais ces pratiques, dont le Liberia n'a pas été informé par Abidjan, ne peuvent pas faire "durablement" baisser les tensions dans le pays.

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