Le procès du cacao livre son verdict

  • 6 novembre 2013

En Côte d’Ivoire, la justice a rendu aujourd’hui son verdict dans le procès des anciens dirigeants de la filière café-cacao.

15 d’entre eux ont été condamnés à 20 ans de prison ferme.

C’est peu avant 13 heures, mercredi, que le verdict est tombé pour les 28 prévenus.

Ils étaient accusés de détournements de deniers publics, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture de commerce et de banque.

14 d’entre eux ont été condamnés à 20 ans de prison ferme, à payer chacun une amende de 3 millions de francs cfa à l’état et voient leurs biens mobiliers et immobiliers confisqués.

Un quinzième prévenu a été lui condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende d’un million de francs cfa.

Leurs avocats vont faire appel dans ce procès qui trainait depuis des années.

Les 13 autres personnes ont quant à elle été relaxées.

Les condamnés, accusés donc de malversations massives, sont des anciens dirigeants de structures qui ont eu en charge la gestion de la juteuse filière café-cacao.

Parmi eux, Henri Amouzou, l’ancien président conseil de gestion du FDPPC, le Fonds de développement et de promotion des activités des producteurs de café et de cacao.

Il y a aussi Lucien Tapé Doh, l’ex-président de la bourse café cacao et Angélique Kili, qui gérait le fond de régulation et de contrôle.

Ces deux derniers anciens dirigeants sont réputés proches du FPI, le front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo.

En 2007, l’ouverture d’une enquête sur les ex-responsables de la filière cacao avait été demandée par Laurent Gbagbo.

En 2008, presque tous ces dirigeants avaient été arrêtés et un procès s’est finalement ouvert fin janvier 2011.