M23: Kinshasa privilégie le dialogue

  • 22 octobre 2013
Une délégation du M23
Une délégation du M23

Le gouvernement de la République démocratique du Congo affirme qu'il n'a pas définitivement quitte la table des négociations avec les rebelles du M23.

Kinshasa accuse toutefois le facilitateur ougandais de soutenir certaines positions des rebelles.

Au cours d'une conférence de presse, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Lambert Mende a déclaré que la délégation gouvernementale a suspendu sa participation aux négociations de Kampala à cause de certaines propositions du facilitateur qui menaçaient l'intégrité du territoire congolais.

Lambert Mende a estimé que les négociations constituent "la solution la moins couteuse" pour mettre fin à la crise.

"Pour autant que le facilitateur se rapproche des points de vue qui tiennent compte de la souveraineté de la RDC, du respect de la constitution et des lois de la RDC et du respect par la RDC du droit international, nous sommes prêts à aller conclure", a-t-il ajouté.

Le gouvernement s'oppose au cantonnement des rebelles dans une localité frontalière avec le Rwanda.

Les pourparlers achoppent aussi sur l'amnistie en faveur des chefs rebelles, ainsi que leur intégration au sein des forces armées de la RDC.

Début octobre, le gouvernement a remis une liste de 78 responsables du M23, qu'il accuse de crime de guerre, crime de génocide et crimes contre l'humanité, et qui ne peuvent pas de ce fait, bénéficier d'une amnistie ou encore moins intégrer l'armée gouvernementale.

Le M23 estime que l'amnistie ou l'intégration ne doivent pas être sélective.

Un des porte-parole du M23, le colonel Vianney Kazarama a par ailleurs rejeté l'idée d'envoyer en exil certains des responsables du M23.

" Nous qui avons pris les armes pour réclamer le retour des réfugiés, nous ne pouvons pas envisager l'exil pour d'autres", a dit en substance le colonel Kazarama.

Les deux parties sont en pourparlers depuis près de dix mois à Kampala.