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Kenya: deuil national

Dernière mise à jour: 25 septembre, 2013 - 11:17 GMT

Une mère en deuil attent la dépouille de son fils à la morgue de Nairobi, le 25 septembre 2013.

Un deuil national de trois jour a débuté ce mercredi au Kenya, en mémoire aux victimes de l’attaque sur le centre commercial Westgate à Nairobi par un commando islamiste.

67 personnes ont été tuées, dont des membres des forces de sécurité, a annoncé le président kényan Uhuru Kenyatta.

De nombreuses personnes sont portées disparues, ce qui risque encore d’alourdir le bilan.

Les insurgés islamistes somaliens shebab, qui ont revendiqué l’attaque, ont affirmé que "137 otages" avaient péri dans l'attaque, dont le siège a pris fin mardi soir.

Ce bilan communiqué par les shebab n’a pas pu être vérifié.

Les secours fouillaient mercredi les décombres du Westgate de Nairobi.

Des experts médico-légaux des Etats-Unis, d’Israël et du Royaume-Uni épaulent les équipes kenyanes pour récupérer les cadavres piégés sous les décombres, après l’effondrement de trois étages de l’immeuble en raison d’un incendie.

Selon le quotidien kényan Standard, des dizaines de corps ont été sortis des décombres mardi soir.

Depuis l'aube mercredi, les secours s'affairaient autour du luxueux centre commercial dévasté par les balles, les explosions et les flammes.

Des experts en explosifs aidés de robots démineurs téléguidés l'inspectaient, vérifiant "qu'aucun explosif n'a été laissé" dans le dédale de magasins par les islamistes, a expliqué une source sécuritaire.

Des équipes de chiens renifleurs recherchaient également des bombes, mais aussi les corps de la soixantaine de disparus.

"Cache-cache" meurtrier

Le président kényan, Uhuru Kenyatta, s'est adressé à la nation mardi soir.

Il s’agit de l’attentat le meurtrier au Kenya depuis 15 ans, quand un attentat suicide d’al-Qaida contre l’ambassade américaine avait fait plus de 200 morts en 1998.

Le président Uhuru Kenyatta avait annoncé mardi soir la fin du siège après presque 80 heures d'affrontements, décrétant un deuil national de trois jours et promettant de poursuivre les responsables.

Le commando, composé de 10 à 15 personnes selon les autorités, avait pénétré samedi à la mi-journée dans le Westgate, lançant des grenades et tirant à l'arme automatique sur les employés et la foule de Kényans et d'expatriés, avant de se retrancher dans le bâtiment avec des otages.

Ont suivi une série d'assauts pour tenter de les déloger. Selon un membre des forces spéciales kényanes ayant participé aux opérations, celles-ci ont pris des allures de "cache-cache" avec les islamistes, aidés par la configuration des lieux: une myriade de magasins et de restaurants répartis sur quatre étages dans des galeries donnant sur un grand hall central ouvert jusqu'au toit.

Un suspect britannique

Le président kényan a promis de poursuivre les coupables et les commanditaires de l’attaque, iniquant que 11 personnes ont été interpellées.

Une personne de nationalité britannique est détenue à Nairobi dans l'enquête, a annoncé mercredi le ministère britannique des Affaires étrangères, sans préciser s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.

"Nous pouvons confirmer la détention d'une personne de nationalité britannique à Nairobi, et nous sommes en contact pour proposer l'aide consulaire habituelle", a déclaré une porte-parole du Foreign Office.

La ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohamed, avait déclaré lundi sur la chaîne américaine PBS que “deux ou trois” Américains et une femme britannique figuraient parmi les assaillants.

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