Kabila dénonce le Rwanda à l'ONU

  • 25 septembre 2013
Joseph Kabila, le président congolais, à la tribune de l'ONU à New York, le 25 septembre 2013.

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a dénoncé à la tribune de l'ONU "les agressions sans fin" de son voisin rwandais dans l'Est du pays.

Devant l'assemblée générale de l'ONU mercredi, M. Kabila a mis en avant ce qu'il a qualifié de "double réalité, souvent méconnue ou occultée".

"C'est pour avoir posé un acte de solidarité en accueillant sur son territoire des réfugiés originaires du Rwanda, que les populations congolaises de l'Est de mon pays sont privées de la paix", a-t-il lancé.

"II y a lieu de se demander ce qui resterait du droit international humanitaire si accueillir des réfugiés en détresse, acte humanitaire par excellence, devait désormais être considéré suffisant pour justifier des agressions sans fin de la part du pays dont les dits réfugiés sont originaires", a-t-il ajouté.

Le président de la RDC a encore souligné "la détermination" de son pays à "s'acquitter de tous les engagements souscrits" dans le cadre de l' Accord-cadre d'Addis Abeba.

Signé en février, " l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité, et la coopération pour la RDC et la région " contient un engagement des pays voisins à ne soutenir aucun groupe armé dans l'Est de la RDC, et pour le gouvernement de Kinshasa une promesse d'avancer vers des objectifs de réconciliation nationale et de démocratisation.

Le Nord-Kivu, riche province minière de l'Est de la RDC, voit s'affronter depuis un an armée congolaise et rebelles, notamment le mouvement M23.

Celui-ci avait pris brièvement le contrôle de Goma, capitale provinciale, en novembre 2012.

L'ONU et Kinshasa accusent le Rwanda et l'Ouganda voisins de le soutenir, ce que ces deux pays démentent.