Diané: “La Guinée est en danger”

  • 25 septembre 2013
Une rue de Conakry, le 24 septembre 2013. Les habitants se préparent à la première élection légilsative en Guinée depuis 2002.

Un membre du gouvernement guinéen a évoqué des menaces venant de l’étranger pour expliquer les violences qui secouent le pays, à l’approche des élections législatives du 28 septembre.

"La Guinée est en danger, mais la ficelle est tirée de l'extérieur et quelques politiques qui ont dérapé de leur option politique sont au coeur de cette agitation", a déclaré le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, Madifing Diané.

“Ceux qui incendient, ceux qui tuent (...) ne sont autres que des loubards, des criminels et des assassins qui s'agitent au nom de partis politiques qui ne sont pas impliqués dans cette situation.”

Le dernier bilan des émeutes en banlieue cette semaine est de 2 morts : un gendarme lundi et un policier mardi, selon le directeur de la police.

M. Diané a décliné tout commentaire sur les informations de l’hebdomadaire français Le Canard Enchaîné, selon lesquelles des notes de services secrets américains CIA et français DGSE annonçaient le risque d’un “coup d'Etat à Conakry".

Ce projet serait préparé par "des mercenaires français, sud-africains et israéliens, disposant de relais à Paris et en Afrique et soutenus par un ‘roi du diamant’; les troubles pourraient être déclenchés dès la semaine prochaine", a écrit Le Canard Enchaîné.

"Ce sont des services plus structurés que les miens, la CIA et les services français, qui font allusion à ça", a répondu Madifing Diané.

Le ministre guinéen de la Sécurité a estimé que les législatives prévues samedi, qui ont été repoussées plusieurs fois depuis trois ans, risquaient de se dérouler dans la violence, après une campagne marquée cette semaine par des heurts ayant fait au moins un mort et plus de 70 blessés, d'après un bilan officiel.

Le scrutin "s'annonce dans des conditions très agitées", a-t-il affirmé.