La CPI autorise Ruto à rentrer

  • 23 septembre 2013
William Ruto arrivant à la CPI à La Haie, le 23 septembre 2013.

La Cour pénale internationale a autorisé le vice-président kényan William Ruto à s'absenter une semaine de son procès, pour gérer la crise provoquée par la sanglante attaque d'un centre commercial à Nairobi.

"Au vu des circonstances, la chambre excuse M. Ruto des débats devant cette cour pour une semaine seulement", a déclaré lundi matin le juge Chile Eboe-Osuji lors d'une audience publique à La Haye, où siège la CPI.

Les juges ont décidé plus tard dans la journée d'ajourner le procès et non de le poursuivre en l'absence de M. Ruto.

Ces mesures sont une première du genre dans l'histoire de la CPI, entrée en fonction en 2003.

"William Ruto doit rentrer. Le monde aurait trouvé cela intolérable si le président et le vice-président américains n'avaient pas été là après le 11 septembre", a soutenu l'avocat de William Ruto, Karim Khan, devant les juges : "et bien, ceci, c'est le 11 septembre du Kenya".

William Ruto, 46 ans, est le premier haut dirigeant en fonction à être jugé par la CPI. Son procès s'était ouvert le 10 septembre.

Le président kényan Uhuru Kenyatta, dont le procès devant la CPI doit quant à lui s'ouvrir le 12 novembre, a dans la foulée lui aussi demandé à être excusé de la plupart des parties son procès, pour n'être présent que lors de l'ouverture, des déclarations de clôture et du jugement.

Les deux dirigeants sont accusés de crimes de guerre pour leur rôle présumé dans les violences politico-ethniques qui avaient secoué le Kenya après l'élection présidentielle de fin 2007, faisant plus de 1.000 morts.