Syrie: l'ASL rejette l'accord de Génève

  • 15 septembre 2013
Le chef de l'armée syrienne libre (ASL), le Général Salim Idris

Le chef de l'Armée syrienne libre (Asl), le Général Salim Idris, a rejeté l'accord américano-russe sur l'arsenal chimique syrien.

L'accord conclu hier entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov, samedi à Genève prévoit un plan détaillé de destruction des stocks d'armes chimiques du régime syrien d'ici mi-2014.

"Nous ne reconnaissons pas l'initiative russe et nous pensons que les russes et le régime syriens jouent ainsi pour perdre le temps et en même temps gagner du temps pour le régime criminel de Damas", a déclaré à la BBC, le Général Salim Idriss.

Le chef militaire de l'opposition syrienne a dit compter demander des clarifications aux américains, tout en avertissant que la rébellion n'est pas prête à observer un cessez-le feu dans les combats sur le terrain.

"Nous allons discuter avec nos amis américains pour savoir ce que tout cela veut dire, et comme je l'ai dit, nous allons faciliter la mission des enquêteurs dans le pays, mais de façon très claire et franche, il n'y aura pas de cessez le feu avec le régime", a ajouté le Général Idriss.

Selon l'accord Genève, Damas a sept jours pour fournir un document détaillant les sites de production et de stockage d'armes chimiques.

Les inspecteurs devront pouvoir avoir accès immédiatement et sans rencontrer d'obstacles à tous les sites.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères ont affirmé qu'ils espéraient que l'élimination complète d'armes chimiques sera achevée d'ici neuf mois.

L'arsenal chimique syrien est estimé à un millier de tonnes d'agents chimiques.