Syrie : Obama privilégie le dialogue

  • 11 septembre 2013
Le président américain Barack Obama dit vouloir laisser une chance à la diplomatie.

Le président américain entrevoit « des signes encourageants » dans la proposition russe, acceptée par la Syrie, de placer sous contrôle international les armes chimiques de Damas.

Dans son discours, Barack Obama souligne que cette initiative est aussi à mettre à l'actif des Etats-Unis. Le président américain a affirmé que la proposition venue de Moscou a vu le jour « en partie en raison de la menace crédible d'intervention militaire des Etats-Unis et en raison de ses conversations avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Mais Barack Obama reste prudent quant à l'issue finale des négociations.

"Il est trop tôt pour dire si cette proposition va réussir, et tout accord devra pouvoir s'assurer que le régime Assad respecte ses engagements", a-t-il dit.

Barack Obama a donc décidé de reléguer au second plan une intervention militaire en Syrie.

Il demande au Congres de « reporter » son vote sur l'emploi de la force en Syrie tant que l'exécutif americain sera engagé dans la voie diplomatique.

Son secrétaire aux affaires étrangère, John Kerry, sera demain à Genève pour y rencontrer son homologue russe, Sergei Lavrov.

Le président Obama a aussi indiqué attendre le rapport des inspecteurs en armement de l'ONU sur l'attaque apparemment chimique du 21 août dans la banlieue de Damas.

Le dispositif militaire américain au large de la Syrie est maintenu. Barack Obama l'explique par les intérets strategiques américains dans ce pays du Proche-Orient.