Le fils d'Obiang n'est plus sur les fichiers d'Interpol

  • 6 septembre 2013
Teodorin Obiang arrivant à la cathédrale de Malabo pour assister à une messe à l'occasion de son 41e anniversaire.
Teodorin Obiang arrivant à la cathédrale de Malabo pour assister à une messe à l'occasion de son 41e anniversaire.

Interpol ne recherche plus Teodorin Obiang le fils du président de la Guinée-Equatoriale, qui demeure cependant sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis en 2012 par la justice française dans l'affaire des "biens mal acquis".

Accédant à la demande des avocats de M. Obiang, deuxième vice-président dans son pays, Interpol a décidé de supprimer de ses fichiers les informations communiquées par la France au sujet de M. Obiang, selon un document de l'organisation daté du 30 août 2013, consulté par l'AFP.

Ses avocats avaient dénoncé une immixtion dans les affaires équato-guinéenne et une violation de l'immunité de M. Obiang.

Le mandat d'arrêt, qui demeure valide dans l'espace européen Schengen, n'est plus diffusé par Interpol au-delà de cette zone.

Maître William Bourdon, avocat de l'une des parties civiles a estimé qu'il ne s'agissait que d'une "péripétie technique".

Après une perquisition en février 2012 dans un hôtel particulier parisien dans lequel avaient été saisis 200 m3 de biens de valeur, les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman avaient délivré ce mandat d'arrêt en juillet 2012.

Ils avaient pris cette décision à la suite du refus de M. Obiang, qui risquait d'être mis en examen, d'honorer deux convocations qui lui avaient été adressées.

Les autorités françaises avaient contacté Interpol afin d'obtenir une diffusion internationale du mandat.

Hors de l'espace Schengen, l'interpellation de M. Obiang pourra toujours être obtenue par la France si Paris fait jouer les accords d'extradition conclus bilatéralement.

Saisie d'une demande d'annulation des avocats de M. Obiang, la cour d'appel de Paris a validé en juin le mandat d'arrêt délivré par les juges.

La Guinée équatoriale a annoncé un pourvoi en cassation.