Chine: vers une réforme des greffes

  • 16 août 2013
La Chine veut encourager les dons d'organes qui souvent étaient prélevés sur des prisonniers exécutés.
La Chine veut encourager les dons d'organes qui souvent étaient prélevés sur des prisonniers exécutés.

Un haut responsable chinois a déclaré que le pays mettra progressivement fin, à partir de Novembre, à la pratique des prélèvements d'organes sur les prisonniers exécutés.

Huang Jiefu a déclaré que la Chine va désormais compter sur les dons volontaires d'organes grâce à un nouveau système national.

Selon les précédentes estimations des médias d'Etat, les deux tiers des transplantations d'organes venaient de prisonniers exécutés.

La Chine a pendant des années nié avoir utilisé des organes de prisonniers exécutés, avant de finir par l'admettre il y a quelques années.

La télévision d'Etat chinoise a déclaré que selon les chiffres officiels de la commission de la planification et de la santé, nouvellement mise en place en Chine, il y a en moyenne 300.000 patients qui ont besoin de greffes d'organes chaque année, mais seulement 10.000 d'entre eux sont en mesure de les obtenir.

Huang, qui est en charge de la transplantation d'organes et et qui est aussi l'un des plus grands chirurgiens du pays, a déclaré que le Ministère de la santé va désormais utiliser les organes de donneurs volontaires à partir de Novembre.

Il a ajouté que plus de 150 hôpitaux chinois devraient confirmer leur participation.

"Je suis convaincu que d'ici peu, tous les hôpitaux accrédités vont suspendre l'utilisation d'organes de prisonniers," a-t-il dit.

Il a également confié au journal d'Etat Global Times, qu'il était temps pour la Chine de mettre en place un "système de don d'organes compatible".

Certains groupes de défense des droits de l'Homme estiment que la Chine exécute des milliers de prisonniers chaque année, mais les correspondants de presse indiquent que les chiffres officiels restent un secret d'État.

En Mars dernier, Huang avait annoncé que la Chine s'engageait à mettre fin à la pratique des prélèvements d'organes sur les prisonniers exécutés, et ce dans les cinq prochaines années.

À l'époque, il avait déclaré que les dons d'organes en provenance de prisonniers n'étaient pas l'idéal car les infections sont généralement élevées.

Ce qui affecte le taux de survie à long terme de ceux qui subissent les transplantations.