Un diplomate américain au Caire

  • 15 juillet 2013
William Burns, secrétaire d’Etat américain adjoint (à gauche) avec le président Adly Mansour, au Caire, le 15 juillet 2013.

Un haut responsable américain a rencontré lundi les nouvelles autorités égyptiennes au Caire.

La visite de William Burns, secrétaire d’Etat adjoint, est la première visite d’un haut responsable américain depuis le renversement du président Morsi il y a deux semaines.

William Burns a rencontré le nouveau Premier ministre ministre égyptien Hazem Beblawi, le président par intérim Adly Mansour, et enfin le chef de l’armée, le General Sisi, personnage clé, celui a pris l’initiative d'écarter le président islamiste élu Mohamed Morsi.

Le renversement de président Morsi a mis les Etats-Unis dans l’embarras, car Washington soutient traditionnellement l’Egypte, un allié crucial dans la région depuis deux décennies, et verse à l'armée égyptienne près d’un milliard et demi de dollars chaque année.

Les Etats-Unis souhaitent notamment que l’Egypte ne remette pas en cause l’accord de paix avec Israël, et ne sombre pas dans le chaos.

Washingon s’est abstenu jusqu’à présent de parler de “coup d’Etat”, car cela entraînerait une suspension automatique de l’aide américaine.

Le gouvernement américain est gêné, car il entretenait de bons rapports avec Mohamed Morsi. Washington demande d’ailleurs sa remise en liberté.

L’ex-président est actuellement détenu par l’armée. William Burns est également venu demander aux nouvelles autorités égyptiennes d’encourager une transition qui conduise à un gouvernement civil démocratiquement élu.

C’est déjà ce qu’a promis le président égyptien par intérim Adly Mansour.

La feuille de route politique a cependant été rejetée par les Frères Musulmans, qui n’ont pas rencontrer William Burns, et continuent de manifester.

Quoi qu’il en soit, l'ambiguïté des Etats-Unis dans la crise égyptienne a alimenté un anti-americanisme tant chez le pro que chez les anti-Morsi.