Des milliers de déplacés en RDC

  • 12 juillet 2013
Des soldats du 802e régiment d'infanterie des FARDC priant dans une caserne à Goma (mai 2013)
Des soldats du 802e régiment d'infanterie des FARDC priant dans une caserne à Goma (mai 2013)

Des combats ont opposé des rebelles ougandais à l'armée congolaise, à Kamango, dans la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC, contraignant près de 20.000 personnes à se réfugier en Ouganda, selon la Croix rouge ougandaise.

D'après la radio Okapi, parrainée par les Nations unies, des rebelles des Forces alliées démocratiques (ADF-Nalu), ont pris jeudi à l'aube le contrôle de la ville, à près de 80 km de Beni.

Citant une source rebelle, la radio précise qu'ils s'en sont retirés pendant la journée ce qui n'a pas pu être confirmé de source militaire.

Mais un habitant d'une localité voisine interrogé par l'AFP, a indiqué que les rebelles étaient toujours dans la localité de Kamango et que de nombreux habitants avaient fui vers les villages proches de Mbau et Lwanoli.

Aucun bilan de ces combats n'a encore été établi.

Selon une source officielle ougandaise, 3.000 réfugiés ont franchi jeudi la frontière à Busunga dans le district de Bundibugyo à la suite de ces combats.

Un porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), Paddy Ankunda, a affirmé que les rebelles ont d'abord pris la ville mais l'armée congolaise les a repoussé.

Il assure que la sécurité a été renforcée afin d'éviter une propagation des combats.

Neuf personnes ont été prises en otages dont un notable, a affirmé M. Akunda.

Les rebelles de l'ADF-Nalu se sont installés depuis deux ans sur les contreforts du Ruhenzori qui marquent la frontière après avoir été chassés d'Ouganda par l'armée gouvernementale en 2004.

Cette milice formée dans les années 90 est composée de musulmans ougandais, qui s'estiment marginalisés par le régime du président Museveni.

Ils ont été responsables d'une série d'attentats à la bombe meurtriers, aussi bien dans des villages que dans la capitale Kampala, contre des restaurants et sur des marchés en 1998.

Une opération de l'armée ougandaise les ont forcés à se replier dans l'est de la RDC.

Selon un rapport des Nations unies, ces rebelles "ont accru leur capacité militaire et coopèrent avec les shebab, une milice somalienne.

On estime leur nombre à un millier.