Egypte: réactions diplomatiques

  • 4 juillet 2013
Des soldats dans les rues du Caire, le 4 juillet 2013.

Le renversement du président égyptien élu a suscité de nombreuses réactions diplomatiques dans le monde, allant de la satisfaction a l'inquiétude.

L’Union Africaine pourrait suspendre l’Egypte de toutes ses activités, après le renversement du président Morsi par l'armée, a indiqué une source de l’UA à l’agence Reuters.

Le conseil de paix et sécurité de l’Union Africaine doit se réunir demain, et devrait appliquer sa doctrine, qui est de suspendre un pays qui a subi un changement anticonstitutionnel.

Le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki Moon appelle à un rapide retour à un gouvernement civil en Egypte.

Auncune grande puissance occidentale n’a prononcé le terme de “coup d'état”.

Le président américain Barack Obama s’est dit “profondément inquiet” de l'évolution de la situation dans le plus grand des pays arabe, auquel les Etats-Unis apportent une aide militaire essentielle.

En théorie, la loi américaine interdit d’aider un pays ou un coup d’état a eu lieu.

Le Royaume-Uni indique ne pas soutenir les interventions militaires dans un système démocratique, mais se dit prêt a “travailler avec les autorités en place”.

William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, a qualifié le renversement de Mohamed Morsi de “dangereux précèdent”, mais dit comprendre que l’intervention de l'armée est “populaire”.

La France, par la voie de Laurent Fabius, souhaite que de nouvelles élections soient préparées.

La Chine dit “respecter le choix du peuple égyptien” et appelle au dialogue et à la réconciliation.

La Russie demande à l'armée égyptienne de faire preuve de “retenue”.

Dans le monde arabe, l’Arabie Saoudite a été la première à féliciter le nouveau président par intérim en Egypte, Adly Mansour.

La Syrie a estimé que la chute de Morsi est un “grand accomplissement”.

Mohamed Morsi avait rompu les relations diplomatiques avec la Syrie.

Coté palestinien, Mahmoud Abbas à félicité le nouveau président égyptien de transition, tandis qu’Israël reste largement silencieux.

“C’est un problème intérieur égyptien”, a déclaré le ministre israélien des Transports