Nord-Kivu: les civils fuient les combats

  • 20 mai 2013
Des réfugiés fuient les combats ce lundi 20 mai, près de Goma.

Des affrontements ont opposé la rébellion du M23 et l'armée congolaise lundi matin dans l’est de la RDC, au nord de la ville stratégique de Goma, dans le Nord-Kivu.

Des milliers de civils ont fui à la hâte les combats, abandonnant leurs villages.

C'est la première fois que des combats ont lieu entre le M23 et les FARDC près de Goma depuis décembre dernier, quand les rebelles s'étaient retirés de la ville.

Selon un porte-parole de la Monusco, les éléments du M23 ont attaqué tôt ce matin "la zone de Mutaho" contrôlée par les Forces armées de la République Démocratique du Congo.

Selon Bertrand Bisimwa, le président politique du M23, ce sont les FARDC qui “ont commencé à pilonner nos positions”.

Les combats, menés notamment au mortier, ont été violents, les forces congolaises perdant d'abord du terrain avant de revenir sur leurs lignes et d'avancer, a précisé une source occidentale à l’AFP.

En début d'après-midi, les tirs n'étaient plus que "sporadiques".

"On s'est battu toute la journée et on est parvenu à repousser le M23. Là, nous menons des opérations de ratissage", a affirmé dans l'après-midi le colonel Olivier Hamuli, porte-parole militaire FARDC au Nord-Kivu.

Suite aux heurts, la Monusco a placé en "alerte élevée" son plan de défense de Goma, et en "alerte maximale" le plan de protection de l'aéroport.

Ces affrontement interviennent 48h avant l’arrivée du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon dans la région.

La tournée de Ban Ki-moon le mènera de Kinshasa à Goma, Kigali et enfin Entebbe en Ouganda.

Une brigade d'intervention de l'ONU a commencé à arriver dans l'Est pour combattre les groupes armés - avec en tête le M23 qui, à plusieurs reprises, a menacé de "riposter" en cas d'attaque des 3.000 Sud-Africains, Tanzaniens et Malawites de la brigade.