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La traque se poursuit sur le mont Chambi

Dernière mise à jour: 2 mai, 2013 - 18:23 GMT

(Archive) Les djihadistes donnent du grain à moudre aux forces de l'ordre tunisiennes.

Les forces tunisiennes seraient-elles dépassées par les évènements au Mont Chambi, c'est la question que se posent de nombreux médias tunisiens ces deux derniers jours.

Plus haut sommet en Tunisie, le mont Chambi est au cœur de combats armées opposant forces tunisiennes et islamistes où ils y tiendraient un camp d'entrainement.

Une dizaine d'hommes de la garde nationale, l'équivalent de la gendarmerie a été blessé dans l'explosion de mines artisanales, certains ayant perdu des membres.

Le placement de mines est une stratégie nouvelle dans les attaques de jihadistes dans le pays, depuis décembre dernier, l'armée tunisienne traquait déjà un groupe de combattants à l'origine de la mort d'un gendarme dans la même région.

Branche extrême

Si très peu d'informations sont communiquées par le ministère de la défense et de l'intérieur, des sources de sécurité parlent de de la traque de deux groupes: l'un au mont Chaambi qui aurait été identifiée et un deuxième groupe dans la ville du Kef, à environ cent kilomètres plus au nord.

Au total ce serait une cinquantaine de combattants jihadistes, une branche extrême des salafistes qui prône la guerre sainte composée de tunisiens, d'algériens mais aussi de combattants partis faire la guerre au Mali.

L'information reste cependant très limitée, les médias n'ayant pas facilement accès au site qui regorge de forets et qui a été classé zone militaire depuis hier.

S'il n'y a pas de corps à corps, forces tunisiennes et jihadistes s'opposent par tirs interposés.

Colère

De leur coté, les forces de sécurité ont fait part de leur colère, leurs collègues blessés ont expliqué que les combattants étaient organisés et bien entrainés, le syndicat de la Garde National déplore le manque de préparation des forces de sécurité ainsi que le manque d'équipement, le rapatriement des blessés auraient en effet mit trop de temps ces 3 derniers jours.

Inquiétude également du coté de la population, cette nouvelle stratégie des islamistes marque un tournant dans la violence des extrémistes qui jusqu'à présent s'attaquaient avec bâtons et armes blanches.

Ces derniers mois, les autorités tunisiennes ont mis la main sur plusieurs caches d'armes, elles ont encore cependant du mal à contrôler la circulation de ces armes entre l'Algérie et la Libye, pays frontaliers à l'ouest et au sud-est de la Tunisie.

Leste

Des discussions pour une coopération sécuritaire entre les 3 pays ont lieu afin de limiter l'essor des armes depuis la chute de Ben-Ali et de Kadhafi.

Pour l'opposition, le gouvernement du parti islamiste modéré Ennahda au pouvoir ne s'est pas préparé à d'éventuelles attaques, elle l'accuse au contraire d'avoir lâché du leste avec les salafistes alors que ces derniers ont augmenté les violences depuis la révolution.

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