Guinée: le dialogue politique menacé

  • 12 avril 2013
Le président Alpha Condé (G) et Cellou Dalein Diallo (D)

En réaction à la condamnation d'une dizaine de jeunes issus de ses rangs, interpellés lors d'une manifestation en février, l'opposition guinéenne a annoncé à la BBC qu'elle ne va plus prendre part au dialogue politique en vue avec le pouvoir.

"Le dialogue ne s'ouvrira pas tant que ces jeunes gens seront maintenus en prison alors que les assassins sont entrain de se promener", a déclaré le président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et chef de file de l'opposition à BBC Afrique.

Une centaine de jeunes arrêtés lors de ces manifestations du 27 février pour exiger la tenue d'élections législatives transparentes, comparaît devant le Tribunal de Première instance de Dixine, dans la banlieue de Conakry.

"Si nos gens restent en prison, nous ne pourrons pas aller nous asseoir autour de la même table que le pouvoir", a insisté M.Diallo qui s'est dit "déçu par la condamnation de ces jeunes gens qui n'ont fait qu'exercer leurs droits, un droit consacré par la Constitution".

Ce durcissement de ton intervient après quelques jours de décrispation. L'opposition regroupée au sein de le Collectif pour la finalisation de la transition et l'ADP avait accepté la semaine dernière, de surseoir à des manifestations de rues qu’elle comptait organiser à Conakry, après que le gouvernement d'Alpha Condé a accédé à certaines de ses principales revendications.