7 morts dans l'Ouest ivoirien

  • 14 mars 2013
Des chasseurs traditionnels Dozo ont été à plusieurs reprises mis en cause dans des incidents meurtriers dans l'ouest ivoirien.

Au moins sept personnes dont deux soldats, ont été tuées lors d'une attaque contre un village par des hommes venus du Liberia dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. Cette nouvelle incursion s'est produite dans la nuit de mardi à mercredi dans le village de Zilébly à trois kilomètres de la frontière libérienne.

Il a fallu plusieurs heures aux forces armées pour repousser les assaillants.

Cependant selon l'état-major, contacté par notre correspondante, il n'est pas certain que les agresseurs soient venus du Liberia.

L'état-major précise que les personnes qui ont attaqué le village, étaient habillées en Dozo, chasseurs traditionnels et portaient des chaussures Rangers.

Cette attaque ciblait un poste avancé des Forces républicaines de la Côte d'Ivoire à Zilébly.

Un premier renfort de l'armée a été dépêché de Bloléquin, localité voisine mais ces éléments sont tombés dans une embuscade.

Une seconde vague de renforts a ensuite été envoyée de la ville de Man.

C'est seulement mercredi vers 17h que l'armée ivorienne a repris le contrôle de la Zilébly.

Bilan de cette attaque : 6 morts, 2 militaires, 4 civils et l'un des assaillants.

On ne dispose d'aucune précision sur le nombre des personnes qui ont attaqué le village ni sur leur identité mais ils étaient bien armés.

Ce nouvel incident a provoqué la fuite de nombreux villageois qui se sont refugiés dans les localités voisines.

L'Ouest du pays reste la zone la plus fragile au niveau securitaire.

Cette région, proche la frontière libérienne, a été à plusieurs reprises l'objet d'attaques meurtrières, notament celle qui en juin 2012 avait coûté la vie à sept casques bleus.

Les tensions restent très vives entre les autochtones et les habitants qui ne sont pas originaies de la région.

Le tout est exacerbé par des conflits fonciers.

Pour sécuriser la frontière ivoiro-libérienne, délimitée par le fleuve Cavalla, très étroit en certains endroit, les deux pays ont resserré leur coopération avec l'aide des Nations unies.

Ce qui semblait s'avérer efficace jusqu'à cette dernière attaque.