Côte d’Ivoire : l’armée indexée

Plusieurs ONG ont accusé les FRCI de graves violations des droits de l'Homme.

Sous le titre ‘‘Côte d’Ivoire, la loi des vainqueurs’’, le rapport dénonce des violations graves des droits de l'Homme commis aux dépens de partisans avérés ou supposés de l'ex-président Laurent Gbagbo.

Ces personnes ont été torturées à l'électricité ou détenues parfois dans des centres de détentions illégaux.

Des exactions qui font suite à une vague d'attaques commises par des hommes armés en 2012, peut-on lire dans le rapport.

L’ONG de défense des droits de l’Homme accuse les forces fidèles au président Ouattara d'avoir mené une politique de répression au nom de la sécurité.

Les Forces républicaines (FRCI), ainsi que des chasseurs traditionnels, plus connus sous le nom de ‘dozos’, sont pointés du doigt.

Plusieurs organisations internationales dont l'ONU, avaient déjà accusé les FRCI de graves violations des droits de l'Homme.

Le rapport d’Amnesty dénonce également l’impunité dont jouit des soutiens du président Ouattara, soupçonnés d'avoir commis aussi de graves crimes durant la crise de 2010-2011.

A ce jour note Amnesty, aucun d'eux n'a été inquiété par la justice ivoirienne, pas plus que les militaires accusés d'avoir commis des exactions après les attaques armées de 2012.

"La Côte d'Ivoire doit briser le cycle des abus et de l'impunité", a estimé Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty.

La sortie de ce rapport intervient alors que se poursuit à la Haye, l'audience de confirmation des charges de l'ancien président ivoirien.

Laurent Gbagbo est soupçonné de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale.

Cette audience, prévue pour durer jusqu'au 28 février, doit permettre aux juges de la CPI de décider si les éléments de preuves rassemblées par l'accusation sont assez solides pour permettre, plus tard, la tenue d'un procès.