Ouverture du Fespaco à Ouagadougou

Fespaco

Samedi s'est ouvert la 23e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, une édition dédiée aux femmes puisque tous les jurys auront des présidentes, à commencer par celui qui remettra l'Etalon d'or de Yennenga, la récompense reine.

Plus de 20. 000 personnes ont assisté au Stade du 4-Août pour la cérémonie d'ouverture.

La fête a commencé avec un spectacle de danse de la compagnie burkinabè Salia Ni Seydou et un concert du groupe nigérian Flavour qui a tenu en haleine la foule.

Un feux d'artifices a clôturé la cérémonie d'ouverture.

Comme depuis sa création en 1969 par une poignée de cinéastes et de cinéphiles, de grands noms du 7e art répondront présents durant la semaine, comme Alain Gomis (Sénégal), Abderrahmane Sissako (Mauritanie) et Mahamat Saleh Haroun (Tchad).

Cent un films sont en compétition dans les différentes sections et soixante-huit seront projetés hors compétition, sur les 755 reçus.

En 2011 l'Etalon d'or de Yennenga avait été décerné au Marocain Mohamed Mouftakir, pour "Pégase".

Pour cette prestigieuse catégorie, le jury sera présidé par la Française Euzhan Palcy, figure du cinéma de la diaspora et réalisatrice martiniquaise de "Rue Case-nègres" et d'"Une saison blanche et sèche".

Vingt longs métrages sont en lice pour la conquête de l'Etalon d'or de Yennenga.

Le Maroc et l'Algérie présentent chacun trois films, l'Angola et le Sénégal deux.

Et dix autres pays présentent un film.

A en croire le délégué général du Fespaco, la sélection 2013 est un bon cru et apporte la preuve que le cinéma africain est passé véritablement a l'âge de la maturation.

17 films sont en compétition dans la section fiction vidéo numérique, 20 dans la section court métrage, 17 dans la section documentaire, 5 dans la section diaspora, 6 dans la section série télévisuelle et 7 dans la section film des écoles africaines de cinéma.

Au delà de l'aspect festif, les acteurs du cinéma africain doivent aussi réfléchir sur le devenir du 7e art sur le continent et l'implication des gouvernements dans ce secteur.