Bamako poursuit les chefs rebelles

  • 9 février 2013

Le procureur général près la Cour d'appel de Bamako a engagé pour la première fois des poursuites contre des membres influents des différents groupes armés qui opèrent dans le nord : AQMI, MNLA, MUJAO, Ansar Dine, etc.

Pour le MNLA, la mesure concerne également des hauts responsables tels que Bilal Ag Cherif, son secrétaire général et Moussa Ag Assarid, un de ses porte-paroles vivant en France. Malgré cela Bamako dit considérer que le dialogue est toujours possible avec ce mouvement.

Les faits reprochés à ces personnes sont relatifs au terrorisme, à la sédition, aux crimes portant atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, à l'intégrité territoriale par la guerre, aux crimes à caractère raciste et religieux, entre autres. En tout, une trentaine de personnes sont concernées par ces mandats d'arrêt à exécuter tant au niveau national qu'international, d'après le procureur. Celui-ci précise que la Cour pénale internationale a été saisie pour coopérer avec la justice malienne.