Assassinat d’un opposant en Tunisie

  • 6 février 2013
La révolution tunisienne sous menace, selon les partisans de Belaid.
La révolution tunisienne sous menace, selon les partisans de Belaid.

Chokri Belaïd était connu pour ses critiques envers le gouvernement dirigé par les islamistes modérés d'Ennahda. Sa famille et des membres de son parti politique, le Mouvement des patriotes démocrates, ont déclaré qu'il a reçu deux balles à la tête alors qu'il venait de quitter son domicile.

Des dizaines de personnes ont manifesté ce mercredi matin pour protester contre cet assassinat près du ministère de l'intérieur et de la clinique ou l'opposant a rendu l'âme.

Des manifestants ont incendié les locaux d'Ennahda à Mezzouna et ont

Saccagé ceux du parti à Gafsa. Des incidents sont également signalés dans d'autres villes du pays.

Le premier ministre, Hamadi Jebali, a décrit le meurtre comme un acte terroriste et un coup dur contre le printemps arabe en Tunisie.

Pour sa part, le président Mocef Marzouki a écourté sa visite en Egypte ou se tient le sommet de l'Organisation pour la conférence islamique (Oci).

Le président français, François Hollande, a lui aussi fermement condamné l'assassinat de Chokri Belaïd, faisant part de sa préoccupation face à "la montée de la violence politique" en Tunisie où François Hollande doit se rendre en mai prochain.