Somalie : prison ferme pour une femme

  • 5 février 2013
Les ONGs sont mécontentes du verdcit du tribunal somalien.
Les ONGs sont mécontentes du verdcit du tribunal somalien.

Un tribunal somalien a condamné à un an d'emprisonnement une femme qui avait accusé des soldats de l'avoir violée. La cour estime qu'elle a fait une fausse accusation.

Un journaliste qui l'avait interviewé a également écopé d'un an de prison pour avoir "aider la femme dans ses fausses accusations".

Tous les deux sont reconnus coupables d'avoir insulté le gouvernement somalien.

Les organisations de défense des droits humains somaliens ont fait part de leur indignation. Selon ces ONGs, ces condamnations vont décourager les victimes de viols à révéler leur drame.

Elles estiment que le procès avait un soubassement politique dont l'objectif était de cacher la réalité de l'ampleur de la pratique du viol par les forces de sécurité sur des femmes.

Les avocats de la défense ont déclaré qu'ils allaient faire appel.

Le syndicat des journalistes somaliens a aussi dénoncé le verdict, le qualifiant d'atteinte à la liberté de la presse, et qu'il n y a aucune différence entre le gouvernement et les militants du groupe Al-Shebab sur ce chapitre.

Reporters sans Frontières classe la Somalie au 175ième rang sur 179 pays, au classement mondial de l'indice de la liberté de la presse.