Les Français avancent vers le Nord

  • 21 janvier 2013
Un char de l'armée française au bord du Niger près de Markala
Un char de l'armée française au bord du Niger près de Markala où se trouve un pont stratégique.

Les forces françaises au Mali se sont déployées à Niono et Sévaré, a indiqué le porte-parole de l'opération Serval. Niono est située à 350 km au nord-est de Bamako, et à 60 km au sud de Diabali, localité que les islamistes ont abandonnée jeudi et qui est de nouveau sous contrôle de l'armée malienne après d'intenses bombardements de l'aviation française.

Sévaré, à 630 km au nord-est de Bamako, est dotée d'un aéroport.

Sa situation géographique permettra de mener des opérations ves le nord du pays, devenu depuis neuf mois un sanctuaire pour des groupes islamiques armés liés à al-Qaïda au Magreb islamique (Aqmi).

Le premier contingent de soldats réguliers français, qui a suivi des membres des forces spéciales arrivés plusieurs jours plus tôt, était monté dans la nuit du lundi au mardi de l'aéroport de Bamako vers la ville de Markala (265 km au nord-ouest de la capitale) pour sécuriser un important pont sur le Niger.

Par ailleurs le débarquement d'hélicoptères de combat et d'évacuation français se poursuit.

Sur l'aéroport de Bamako des appareils, notamment des hélicoptères Gazelle, continuent de sortir des soutes des avions de transports géants Antonov, loués pour l'occasion à la Russie.

Deux mille soldats français sont d'ores et déjà déployés sur le territoire malien dans le cadre de l'opération Serval.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué dimanche que Diabali n'avait "pas encore" été reprise par les forces maliennes. L'armée malienne a patrouillé samedi en périphérie de Diabali, où la situation "n'est pas très claire", avait indiqué un officier français à Niono.

Jean-Yves Le Drian avait cependant ajouté que, "a priori, les combattants rebelles ont quitté la ville", tout en soulignant leur "détermination à se battre et leur mobilité".

Diabali compte en temps normal 35 000 habitants et un important camp militaire y est installé.

La ville est bouclée et l'armée interdit aux journalistes de s'y rendre.