Algérie: au moins 12 otages tués

  • 18 janvier 2013
Des otages après leur libération à In Aménas, le 18 janvier 2013.

Au moins 12 otages ont été tués en Algérie depuis le lancement de l'opération de l'armée algérienne contre le groupe islamiste sur le site gazier dans le Sahara, selon une source sécuritaire citée par l'agence APS.

18 islamistes ont été tués.

Il s’agit d’un bilan provisoire.

La nationalité des victimes n’a pas été dévoilée.

Une centaine d’otages étrangers auraient été libérés, mais 30 autres sont toujours portés disparus.

Les forces de sécurité algeriennes poursuivent leur operation sur le site site gazier d’In Amenas, et ont encerclé l’usine de traitement de gaz de Tiguentourine, ou se trouvneraient encore des otages et des combattants islamistes.

Echange proposé

Les auteurs de la prise d'otages sur un site gazier en Algérie, le groupe de Mokhtar Belmokhtar, ont proposé vendred "d'échanger les otages américains détenus par le groupe" contre un Egyptien, Omar Abdel-Rahman, et une Pakistanaise, Aafia Siddiqui, emprisonnés aux Etats-Unis pour des accusations liées au terrorisme, selon l'agence de presse mauritanienne ANI.

Les Etats-Unis ont répondu qu'ils ne négocieraient pas avec des "terroristes".

Cameron regrette de ne pas avoir été informé

Le Premier ministre britannique David Cameron a regretté vendredi devant les députés britanniques de ne pas avoir été prévenu du lancement, jeudi, de l'opération par l'armée algérienne.

L'armée algérienne "traque toujours les terroristes et cherche probablement des otages dans d'autres endroits du site", a dit David Cameron devant les députés britanniques, après s'être entretenu pour la quatrième fois avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal.

Evacuations

Pendent ce temps, BP a annoncé que des centaines d’employés de groupe petroliers internationaux avaient été évacués hors d’Algerie hier, et que d’autres evacuation allaient suivre.

Le site gazier d’In Aménas est opéré conjointement par le groupe britannique BP, le groupe norvegien Statoil et le groupe d’Etat algerien Sonatrach