BBC navigation

EGYPTE: vers un dialogue

Dernière mise à jour: 27 décembre, 2012 - 16:18 GMT
Le président Mohammed Morsi

Le président Morsi a félicité le peuple égyptien d'avoir approuvé la constitution.

L'opposition réfléchit à la proposition de dialogue du président Morsi, dix jours après la proclamation des résultats du referendum sur la constitution qu'elle conteste toujours. Un porte parole, Abde Ghani, a déclaré que l'opposition était prête au dialogue, à condition qu'il soit "sincère et productif".

Cependant il a rejeté l'actuel cadre de discussions créé par le président qu'il qualifie de "farce".

Mercredi dans une intervention radio-télévisée au cours de laquelle il a félicité les Egyptiens d'avoir approuvé la nouvelle constitution, le président Morsi, a reconnu certaines résistances, et s'est déclaré ouvert à un dialogue avec tous les partis politiques.

Cette déclaration a été bien accueillie dans les media favorables à la présidence, tandis que d'autres, comme le site internet Al-Yawn al-Sabi, diffusait une réaction négative du Front de Salut national, un collectif de l'opposition.

L'un de ses membres, Majdi Himdan, écrit que ceux qui espéraient l'annonce de décisions concrètes, tant sur le plan politique qu'économique, sont déçus.

L'opposition a lancé un appel à la mobilisation le 25 janvier, date du début des manifestations populaires, qui ont entraîné la chute du régime de Moubarak.

Elle estime que la nouvelle constitution ne protège pas les droits des femmes et des minorités et souligne qu'il n'y a pas de consensus dans le pays, une allusion au faible taux de participation - 30 pc.

Et ce n'est pas le feu vert donné, par le procureur général, à l'ouverture d'une information judiciaire à l'encontre de dirigeants de l'opposition qui rassurera libéraux et laics.

Un avocat a déposé plainte contre notamment l'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique el-Baradei et Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères ainsi qu'un candidat à la présidentielle.

Il les accuse d'incitation à renverser le président Mohammed Morsi, une accusation des plus vagues et qui visent des personnalités politiques.

Cela ne veut pas dire que l'instruction aboutira à une inculpation.

Jusqu'à présent les intéressés se sont refusés à tout commentaire, affirmant n'avoir reçu aucune notification.

Mots-clés

BBC © 2014 Avertissement: la BBC n'est pas responsable du contenu de sites extérieurs.

Il est recommandé d'avoir la dernière version de votre navigateur et d'activer les spécifications CSS afin de bénéficier au maximum des effets visuels quand vous consultez cette page. Nous recommandons d'installer la dernière version de votre navigateur ou d'activer les spécifications CSS si c'est possible.