Tawadros II nouveau patriarche copte

  • 4 novembre 2012
Le pape copte Tewardros II
Tewardros II le nouveau chef spirituel des coptes.

L'évêque Tawadros, 60 ans, a été choisi dimanche comme nouveau patriarche de l'Eglise copte orthodoxe d'Egypte par un jeune garçon aux yeux bandés qui a tiré son nom au sort dans un calice de verre au cours d'une cérémonie religieuse qui a duré plusieurs heures au milieu des prières, des psaumes et des vapeurs d'encens.

L'évêque Pachomius, qui assure l'interim depuis la mort de Chenouda III en mars, a pris le papier choisi par l'enfant et l'a présenté à la foule des fidèles et des religieux réunis dans la cathédrale Saint-Marc du Caire en proclamant: "Evêque Tawadros".

Tawadros et les deux autres candidats, l'évêque Raphaël, 54 ans, du Caire, et le moine Raphaël Ava Mina, 70 ansm avaient été pré-sélectionnés lors d'un vote à bullletin secret fin octobre par un collège de près de 2500 religieux et personnalités coptes laïques.

Le 118 ème "pape d'Alexandrie, patriarche de toute l'Afrique et du siège de Saint Marc" sera intronisé le 18 novembre.

Né Wagih Sobhy Bakky Soleiman dans la région de Mansourah, dans le delta du Nil, le nouveau patriarche a fait des études de pharmacie à Alexandrie avant de rejoindre le séminaire.

En 1988 il a prononcé ses voeux au monastère de Saint Bichoy, dans la région de Wadi Natroun, haut lieu de la spiritualité copte, au nord-est du Caire, puis est devenu évêque en 1997.

Les Coptes représentent de 6 à 10% des 83 millions d'Egyptiens et leur Eglise remonte aux premiers temps de la chrétienté.

Mais la montée de l'islamisme a renforcé leur sentiment d'inquiétude face au progrès de l'islamisme, qui se sont traduits en juin par l'élection d'un président issu des Frères musulmans, Mohammed Morsi.

Des violences à caractère confessionnel se sont multipliées.

Le 31 décembre 2011, un attentat avait fait une vingtaine de morts dans une église d'Alexandrie, attentat qui avait été suivi d'autres actes de violences.

Les Coptes s'estiment depuis longtemps victimes de discriminations et d'une sous représentation au sein du gouvernement et de la haute fonction publique.

Ils déplorent aussi les règles strictes concernant la construction d'églises.

Enfin les fidèles sont divisés sur la question du divorce ou de la place de l'Eglise dans la vie politique.