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L’Ouganda dément soutenir le M23

Dernière mise à jour: 17 octobre, 2012 - 18:00 GMT

Des rebelles du M23 quittent Bunagana dans l'est de la RDC en juillet 2012.

Le gouvernement ougandais a rejeté en bloc mercredi les accusations formulées dans un rapport confidentiel de l’ONU selon lesquelles le Rwanda et l'Ouganda arment les rebelles du mouvement M23 dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le ministre ougandais des Affaires étrangères Okello Oryem, dont le ministère a reçu une copie du rapport d’expert de l’ONU, a déclaré que les accusations étaient “de mauvaise foi et destinées à semer la discorde”.

“C’est un ramassis d’ordures”, a-t-il ajouté, “conçu pour nuire aux efforts de l’Ouganda pour apporter la paix en RDC”.

Le Rwanda a également nié à nouveau tout soutien à la rébellion du M23.

Le ministre ougandais des Affaires étrangères Okello Oryem.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a accusé les auteurs du rapport de "mener une campagne politique" et de passer sous silence "les véritables causes du conflit" en RDC.

“Graves accusation”

Le gouvernement congolais, par la voix de son porte-parole Lambert Mende, a demandé à ce que les individus nommés dans ce rapport fassent l’object de sanctions de l’ONU.

“C’est plus important que jamais, car nous disposons dorénavant de preuves que le drame dans le Nord-Kivu est manipulé par des personnes qui détiennent le pouvoir”, a déclaré Lambert Mende.

“Nous avons pris note de ce rapport qui confirme ce que nous savions déjà à propos du Rwanda, et qui contient de nouvelles information à propos de l’Ouganda... Nous sommes en contact avec nos voisins ougandais au sujet de ces graves accusation”, a-t-il conclu.

“Soutien direct”

Selon ce rapport, le gouvernement du Rwanda continue de violer l'embargo sur les armes imposé en RDC en fournissant un soutien militaire direct aux rebelles du M23, en facilitant leur recrutement ainsi qu'en leur fournissant armes, munitions et conseils politiques.

Le général James Kabarebe (à droite), ministre rwandais de la Défense avec Paul Kagame. James Kabarebe est accusé d'être commadant effectif du M23 par le rapport de l'ONU.

De hauts responsables du gouvernement ougandais ont aussi fourni un appui au M23 sous forme de renforts directs de troupes sur le territoire de la RDC, de livraisons d'armes, et d'assistance technique, ajoute le texte.

Le rapport affirme aussi que la chaîne de commandement de facto du M23 inclut le général Bosco Ntaganda et qu'elle a à sa tête le ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe.

Selon les experts de l'ONU, les rebelles ont "étendu leur contrôle sur le territoire de Rutshuru en bénéficiant d'un large appui extérieur et ont récemment profité d'un cessez-le-feu informel pour renforcer leurs alliances et diriger indirectement des opérations" dans d'autres parties de la région.

Toujours d'après le rapport, "le recrutement d'enfants soldats par des groupes rebelles, en particulier par le M23, a augmenté".

Les mêmes experts, chargés de surveiller l'application des sanctions de l'ONU en RDC, avaient publié en juin dernier un premier rapport intérimaire où ils disaient disposer de "preuves accablantes" que des hauts gradés de l'armée rwandaise "dans l'exercice de leurs fonctions officielles soutiennent les rebelles en leur fournissant des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues".

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