
Le president par interim Dioncouda Traoré a confié à Cheick Modibo Diarra le soin de constituer un gouvernement de large ouverture.
Au Mali, les tractations continuent en vue de la mise en place du gouvernement d'union nationale.
Plusieurs regroupements ont déjà leur CV sur la table, mais la coordination des organisations patriotiques, COPAM, attend que les conditions de l'organisation des assises nationales soient remplies pour présenter la liste de ses candidats.
La mise en place du gouvernement d'union nationale est une exigence des chefs d'état de la CEDEAO et devrait intervenir dans les tous prochains jours.
Pour les plus optimistes se sera pour ce week-end, pour les autres en tout début de semaine prochaine.
L’équipe censée refléter la nation dans sa globalité et sa diversité est en gestation depuis mercredi, délai normal du dépôt des dossiers.
Si beaucoup de regroupement de partis politiques et d’association de la société civile ont déjà manifesté leur intérêt, ce n’est pas encore le cas pour la COPAM, la coordination des organisations patriotique du Mali, l’une des 5 coalitions constituées notamment après le coup d’état.
La condition posée, selon Amadoun Hamion Guindo, son président, c’est l’annonce de la date de la concertation nationale que la coalition dit avoir convenu jeudi avec le président par intérim, Dioncounda Traoré.
‘’Nous ne refusons pas d’entrer dans le gouvernement, mais nous voulons d’abord nous assurer de la tenue des assisses nationales’’, a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il revenait aux autorités d’en déterminer la date et les termes de référence.
Le front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République FDR quand à lui a proposé la liste de ses candidats.
Il s’agit de 8 CV dont 4 issus des partis, autant de la société civile et de la jeunesse.
Les autres regroupements comme la convergence pour sauver le Mali ou encore la coalition IBK 2012 ont également proposé 8 candidats chacune, comme précisé dans le communiqué officiel diffusé lundi.
Selon nos informations, ce vendredi, la sélection se fait parmi quelques centaines de CV.
Le gouvernement devrait compter une trentaine de membres, contre 24 à l’actuel.
Pour la répartition des poste, des sources indiquent que la poire pourrait être coupée en deux entres les forces vives d’un côté, et le président, le premier ministre et le capitaine Sanogo qui auraient leur quota de l’autre côté.