
Des milliers de personnes avaient manifesté le 21 mai 2012 à Bamako contre le président par intérim.
Deux procès liés à l'agression du président malien par intérim Dioncounda Traoré le 21 mai se sont tenus mardi devant un même tribunal à Bamako.
Le verdict est attendu le 28 août.
Le premier procès visait trois des organisateurs d’une manifestation l’assaut sur le palais présidentiel.
Le second procès visait trois des auteurs présumés de l'agression du président.
A l'encontre de ces trois derniers - Boubacar Boré, Yacouba Niaré et Mamadou Sangaré - le procureur général a réclamé six mois de prison.
Leur avocat a demandé l'acquittement.
La manifestation du 21 mai avait été organisée par la Coordination des organisations patriotiques du Mali, la Copam, favorable aux militaires qui avaient renversé en mars le président Amadou Toumani Touré.
Trois leaders de la Copam, Hamadoun Amio Guindo, Younouss Hameye Dicko et Rokhia Sanogo, étaient accusés de "troubles graves à l'ordre public", mais ont catégoriquement nié les faits.
Le procureur général a réclamé à leur encontre de un à cinq ans de prison, peine qu'il a qualifiée de "sévère", mais conforme "à la loi".
Le 21 mai, à l'issue d'une marche dans les rues de Bamako de plusieurs milliers de personnes opposées au maintien au pouvoir du président par intérim Dioncounda Traoré, des manifestants l'avaient attaqué dans son bureau à la présidence.
Sérieusement blessé, Dioncounda Traoré, était parti deux jours plus tard à Paris pour se faire soigner.
Il y est resté en convalescence pendant deux mois avant de rentrer à Bamako le 27 juillet.
Dès son retour, il a pardonné à ses agresseurs et s'est attelé à la mise en place de nouveaux organes de transition et à la formation d'un gouvernement d'union nationale à laquelle il travaille encore.