
Teodorin Obiang, le fils du président équato-guinéen.
La justice française a saisi l'hôtel particulier à Paris du fils du président équato-guinéen Teodorin Obiang.
Le bâtiment de six étages est situé sur l'avenue Foch, l'une des plus prestigieuses de la capitale française.
Sa valeur est estimée entre 100 et 150 millions d'euros.
Il a été saisi le 19 juillet dernier, même si on a appris l’information auprès de la justice ce vendredi.
Teodorin Obiang est sous le coup d’une enquête en France pour détournement de fonds publics et corruption.
La police française connaissait déjà les lieux, puisqu’à la demande du juge Lenoir, elle y avait déjà saisis en février dernier des biens de grande valeur.
Les enquêteurs étaient repartis avec des tableaux de maître, des bijoux, du mobilier, ou encore des grands vins, le tout pour une valeur de 10 millions d’euros.
Au mois de novembre de l'année dernière, le même juge a fait saisir une dizaine de voitures de luxe dans ce même hôtel particulier, appartenant toutes au fils du président de la Guinee équatoriale.
Il y a quelques semaines, le juge en charge de l'enquête des biens mal-acquis a émis un mandat d'arrêt international visant Teodorin Obiang Nguema, car ce dernier ne s'était pas présenté à deux convocations envoyées par le juge français.
Teodorin Obiang Nguema a été nommé, fin mai, deuxième vice-président de son pays après avoir exercé la fonction de ministre de l'Agriculture depuis 2008.
Selon son avocat, il bénéficie à ce titre d'une immunité.
Les juges français enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains - Teodoro Obiang Nguema, Denis Sassou Nguesso du Congo et le défunt président du Gabon, Omar Bongo Ondimba - ont acquis un important patrimoine en France.