
Le président de la transition maliennne, DioncoundaTraoré
Le président Dioncounda Traoré a annoncé une série de mesures visant à réformer la suite de la transition. Il maintient son premier ministre mais réduit considérablement ses attributions.
Au chapitre des réformes, Dioncounda Traoré propose la mise en place d'un Haut conseil d'Etat, dont il sera le président assisté de deux vice-présidents.
Le premier sera chargé des questions de défense et de sécurité ainsi que de la gestion de la crise dans le nord du pays.
Le deuxième vice président va s’occuper de la gestion du conseil national de la transition (CNT).
La nouvelle structure à vocation consultative, va regrouper des partis politiques représentés ou non à l'Assemblée nationale.
Des représentants de la société civile y siègeront également.
Dioncounda Traoré n'exclut pas d’introduire une requête pour l'envoi de forces sous-régionales, tout en précisant que les Maliens sont capables de sécuriser la transition eux-mêmes.
Les propositions faites par le président de la transition peuvent être amendées.
Conformément au souhait des chefs d'état de la CEDEAO, il propose aussi la création d'une commission nationale aux négociations.
Elle sera chargée d'initier des pourparlers de paix afin de renouer le dialogue et trouver des solutions à la crise dans le nord.
Le prochain gouvernement d'union devrait pouvoir lancer, avec le soutien de la CEDEAO, une contre-offensive dans le nord du Mali, occupé par des groupes armés, dont certains sont liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le président mènera personnellement les consultations en vue de la formation de la nouvelle équipe.
Dioncounda Traoré s'attèlera dans l’immédiat, à la mise en place du CNT et à la nomination des vice-présidents censés intervenir dans les quinze jours qui suivront la formation du gouvernement.