
Les migrants Africains en situation irrégulière sont souvent traqués au Maroc
Quelque 300 autres subsahariens seraient impliqués dans des actes criminels et dans la constitution de réseaux d'escroquerie. Ils seront jugés pour les faits qui leur sont reprochés. Quant aux migrants illégaux, ils risquent l'expulsion au mépris des conventions internationales signées par le Maroc.
Plusieurs associations, notamment le groupe Antiraciste de Défense et d'Accompagnement des Etrangers et Migrants, demandent aux autorités marocaines de respecter les droits humains.
Les autorités marocaines procèdent périodiquement à des arrestations de migrants subsahariens, qui transitent par le Royaume pour aller ensuite vers Ceutu et Melilla, une enclave espagnole sur le territoire marocain, ou alors vers le continent européen.
Mais aujourd'hui, beaucoup de subsahariens préfèrent rester au Maro à cause de la crise qui sévit sur le vieux continent.
le Royaume chérifien est ainsi passé du statut de pays de transit à celui de pays d'accueil. Selon le Secrétaire général du Gadem, le groupe Antiraciste de Défense et d'Accompagnement des Etrangers et Migrants, Hicham Rachidi, "parmi les subsahariens qui choisissent de rester au Maroc, certains deviennent des sans papiers…Ils n'obtiennent pas la carte de séjour parce qu'ils ne peuvent pas fournir les différents documents demandés par la police….et finissent par jouer à cache-cache avec les autorités policières pour ne pas être arrêtés et expulsés du Royaume. Le Maroc a pourtant ratifié plusieurs conventions internationales".
Aujourd'hui, la loi 02-03 constitue le principal texte qui régit la migration au Maroc. Or, «le contenu de ce texte est principalement axé sur la sécurité, à travers des mesures de détention, d'expulsion et de criminalisation », selon le Comité des Nations unies pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants.