
L'ancien président malgache est en exil en Afrique du Sud depuis 2008.
Une loi risque d'écarter Marc Ravalomanana de la prochaine présidentielle à Madagascar.
Le projet de loi voté par le Parlement exclut les personnes condamnées pour crime.
Selon le texte, les candidats à l'élection qui ont été condamnés définitivement et sont non amnistiables, ne sont ni éligibles, ni électeurs.
Ceci exclurait l'ex-président malgache Marc Ravalomanana, condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité suite à la mort d'une trentaine de manifestants, dans des répressions de sa garde devant le palais présidentiel en février 2009.
Le projet de loi demande aussi aux candidats à la présidentielle de s'être acquittés des impôts et taxes éligibles de toute nature les trois années précédentes.
C'est une cour ordinaire qui a prononcé la condamnation contre Ravalomanana en 2010, selon la Constitution elle n'est pas habilitée à juger un président, il est donc encore possible qu'elle soit invalidée.
Le projet de loi ajoute que les candidats devront résider un semestre dans le pays avant la présidentielle.
Le président en exil a été empêché de rentrer sur la Grande Ile deux fois.
Il pourrait être empêché de se présenter si l'élection a lieu avant la fin de l'année comme le souhaite Andry Rajoelina, président de la Transition (qui l'a renversé en 2009).
Des élections sont attendues depuis plus de trois ans à Madagascar.
L'île vit une importante crise politique depuis 2008 suite au renversement du président Marc Ravalomanana.