
L'élection d'Abd Rabbo Mansour Hadi ouvre une nouvelle page dans l'histoire du Yemen.
L'élection du vice-président tourne définitivement la page à 33 ans de dictature d'Ali Abdulah Saleh, parti en exil aux Etats-unis après avoir obtenu une immunité judiciaire. Abd Rabbo Mansour Hadi, seul candidat de consensus est assuré de sa victoire.
Il dirigera le Yémen pour une période transitoire de deux ans.
"Nous tournons la page du passé et ouvrons un nouveau chapitre dans lequel nous écrirons l'avenir du nouveau Yémen", a-t-il déclaré, lorsqu'il est sorti du bureau de vote.
L'important pour les 12 millions d'électeurs est de clore définitivement les 33 années de pouvoir de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, qui a dû finalement s'incliner sous la pression populaire.
Mais les fils et les neveux du président occupent encore des postes clefs notamment au sein de l'armée et dans les services de sécurité.
Cette élection se déroule dans des conditions de sécurité très précaire.
La moitié des gens possède une arme.
Au moins huit soldats ont été tués par des séparatistes qui ont ouvert le feu de vote dans des bureaux de vote.
Moukalla, dans le Sud-Est, un militaire a été tué par des séparatistes qui ont ouvert le feu de vote dans un bureau de vote.
Deux des assaillants ont été blessés.
Un bureau de vote a été incendié à Aden par des hommes armés, à la suite d'un appel au boycott du scrutin lancé par un mouvement sudiste indépendantiste.
Des tirs d'armes automatiques ont été entendus dans plusieurs quartiers de cette ville du nord du pays.
Considéré comme l'un des pays arabes les plus pauvres, le Yémen a vu sa situation économique se dégrader davantage à cause du soulèvement populaire lancé depuis janvier 2011 pour demander le départ du président Saleh qui a plusieurs reprises est revenu sur sa promesse de démission.
Cette élection devrait marquer la fin de la crise et permettre de relancer l'économie nationale.
42 pour cent des yéménites vivent avec deux dollars par jour.