
Un camp de combattants de la milice islamiste des shebab en Somalie.
En Somalie, les shebab, la milice islamiste qui contrôlent une grande partie du sud et du centre du pays, recrutent de plus en plus d'enfants dans leurs rangs.
Dans un rapport, Human Rights Watch, une organisation de défense des droits de l'Homme, affirme que ses combattants attaquent systématiquement les écoles et que des enfants ont été utilisés comme bouclier humain.
Les forces gouvernementales sont aussi pointées du doigt mais dans un moindre degré.
Jeudi sera organisée à Londres une conference internationale sur la Somalie.
Le recrutement d'enfants, certains agés de dix ans, n'est pas un phénomène nouveau dans le conflit somalien.
Cependant Human Rights Watch constate que les shebab, la milice islamique, ont fortement augmenté le recrutement d'enfants ces deux dernières années.
D'après son enquête, des combattants islamistes enlèvent des enfants dans les écoles, sur les terrains de jeu, et même dans la maison de leurs parents.
Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, ces enfants n'ont aucun endroit où se cacher.
Des garçons qui ont pu s'échapper de camps d'entraînement ont raconté avoir assisté à des éxécutions de personnes accusées d'espionnage au profit des forces gouvernementales, ou de combattants ayant refusé d'obéir aux ordres.
Une fois leur formation terminée, les jeunes recrues sont envoyés en premières lignes pour protéger les combattants plus agés.
Des jeunes filles sont également recrutées et parfois mariées de force.
Des parents qui avaient tenté de protéger leurs enfants ont été agressés, certains tués.
Le rapport critique aussi le gouvernement de transition.
Human Rights Watch demande à la communauté internationale d'accroître la pression sur les autorités somaliennes afin qu'elles cessent d'enrôler des enfants.