
Des soldats de la Mission de maintien de la paix ONU - Union africaine au Darfour
Un mouvement rebelle dans le Darfour a annoncé avoir capturé une cinquantaine de soldats de la mission de maintien de la paix ONU-UA dans le nord-ouest du Darfour, près de la frontière tchadienne. Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) les accuse d'être entrés sans autorisation dans le territoire qu'il contrôle.
Une porte-parole de la Minuad interrogé s'est contenté de faire référence à "un événement en cours" sans donner plus détails.
Elle a reconnu qu'un groupe de soldats de maintien de la paix n'étaient pas libre de leur mouvement mais que leur capture n'était pas confirmée.
Parmi eux figurent 46 soldats sénégalais, dont deux officiers, et les trois autres sont un yéménite, un ghanéen et un rwandais.
Le JEM soupçonne trois soudanais d'être des agents des services de renseignements et de sécurité du régime de Khartoum.
Toutes ces personnes sont retenus le temps d'enquêter sur les raisons de leur entrée en territoire rebelle, a expliqué un un porte parole de la rebellion, Adam Bilal.
Il a assuré que les membres de la Minuad étaient sains et saufs et que leur matériel n'avait pas été endommagé.
Le JEM avait refusé de se joindre à l'accord de paix conclu en juillet à Doha entre Khartoum et le Mouvement de libération pour la justice (LGM), une coalition de petites factions rebelles.
Le mouvement rebelle estimait notamment que cet accord ne résolvait pas les problèmes clés, notamment le partage du pouvoir et des richesses ainsi que les violations des droits de l'Homme et le sort de près de deux millions de déplacés.
Le nouveau chef du Mouvement pour la justice et l'égalité,
Gibril Ibrahim, s'est dit déterminer à faire tomber le régime du président soudanais Omar el-Béchiré.
Il a succédé à son frère Khalil, tué en décembre par l'armée soudanaise.
La Minuad compte 17 000 soldats et 5 000 policiers, qui ont mandat de protéger la population civile.