
Le pétrole, source de tension entre le Soudan du Sud et le Soudan.
La déclaration de Hilde Johnson intervient après les propos tenus vendredi dernier par le président soudanais Omar el Béchir.
Il a affirmé que le climat entre son pays et le Soudan du Sud était plus proche de la guerre que de la paix.
La responsable de la mission de l'ONU au Soudan du Sud, a déclaré à Londres qu'il était essentiel de trouver une solution aux questions laissées en suspens entre les 2 soudans voisins après les
longues années de guerre civile.
Les tensions actuelles entre Juba et Khartoum sont liées à la question du partage et du contrôle des revenus du pétrole dans la région frontalière.
Une ressource vitale pour l'économie de chacun des 2 pays.
La tension est aggravée par le fait que certaines parties de leur frontière commune ne sont pas encore matérialisées.
Il y a aussi les accusations persistantes selon lesquelles chaque pays soutient la rébellion de l’autre. La théorie a gagné du terrain, mais certains analystes estiment qu'il pourrait y avoir des tentatives
de déstabilisation du sud, plutôt que d'un risque réel d'un retour à une guerre plus étendue.
Mais la chef de la mission des Nations Unies a clairement indiqué que le Soudan du Sud fait face à de nombreux défis. Parmi les plus immédiats figurent les conflits inter communautaires dans l'Etat de
Jonglei, où des centaines de personnes ont été tuées et plus de 100 000 autres déplacées.
Nombreuxes d'entre elles sont sans bétail ou autres moyens de subsistance.